Plus qu'une défaite personnelle, l'échec de la gauche

27 avr. 2009, 10:29

L'ampleur du score a surpris tout le monde. Dès que les premiers chiffres sont tombés, on a compris que la défaite de Fernand Cuche serait cinglante. Elle l'a été. Le résultat est clair et net. Les électeurs ont confirmé les deux socialistes en tête, placé les trois PLR en tir groupé juste derrière et renvoyé Cuche à Lignières.

Il s'agit d'abord d'une sévère défaite personnelle pour le conseiller d'Etat écologiste qui a payé pour ses quatre années d'un mandat assumé parfois avec un certain dilettantisme. Mais c'est aussi un échec de la gauche plurielle neuchâteloise. Qui n'a pas réussi tout d'abord à partir unie au premier tour et qui a échoué pour le second à convaincre ses troupes de voter Cuche pour conserver la majorité de gauche au gouvernement. Un échec cuisant alors qu'elle avait réussi à accroître cette majorité au Grand Conseil. Et la responsabilité de cette défaite doit être assumée à la fois par les socialistes qui se sont prudemment abrités derrière Jean Studer, par les Verts qui n'ont pas su gérer la déception engendrée par Cuche, et enfin par le POP qui préfère la politique de l'opposition à l'engagement gouvernemental.

A droite, la victoire est d'autant plus éclatante que le PLR a réussi à faire voter pour ses candidats un électorat UDC qui aurait pourtant pu se démobiliser. Un début en fanfare donc pour un parti tout neuf qui n'avait jamais pensé, il y a encore quelques semaines, s'en tirer si bien. Mais les trois élus PLR, après une campagne électorale pour le moins calamiteuse, vont désormais devoir gérer ce succès et surtout cette surprenante majorité gouvernementale. Les premières décisions du nouveau Conseil d'Etat sont donc très attendues.

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