Les socialistes prônent un accueil après l'école

Des structures d'accueil mieux adaptées aux horaires professionnels des parents. Les socialistes de la Ville de Neuchâtel demandent, par le biais d'une motion, au Conseil communal d'y songer. En matière de structures d'accueil parascolaires, Neuchâtel fait figure de bon élève. Parole de socialistes. Ceux de la Ville, l'affirment mais, réaliste, leur président, Olivier Arni, s'empresse de nuancer. «Bon élève, oui, mais sur le plan cantonal s'entend. En fait, l'offre actuelle en matière de structures d'accueil ne couvre que très partiellement les besoins des familles.»

14 avr. 2008, 12:00

Quantitativement d'abord mais aussi en terme d'heures d'ouverture. Le groupe socialiste déplore le fait que les horaires de ces établissements dévolus aux enfants ne soient pas mieux adaptés à ceux des parents exerçant une activité professionnelle. Aussi vient-il de déposer une motion demandant au Conseil communal de mener une étude en ce sens.

Actuellement, sur les cinq structures existantes, deux seulement accueillent les enfants l'après-midi après l'école. «Nous souhaitons que l'entier des établissements restent ouverts jusqu'à 18 heures, comme les crèches», indique Olivier Arni. Le groupe socialiste demande également à l'exécutif de prendre en compte, dans sa réflexion, les périodes de vacances scolaires.

«Ces temps «hors école» posent des problèmes à un grand nombre de parents. Ceux-ci ne peuvent prendre congé en raison de leur engagement professionnel et du nombre de semaines de vacances auquel ils ont droit. Nous souhaitons une meilleure prise en compte de cette réalité.»

Aux yeux des socialistes, les crèches et les structures d'accueil parascolaire s'inscrivent dans l'évolution de notre société. «Elles jouent un rôle central en réponse à l'accroissement des familles monoparentales. Elles sont une réponse indispensable à l'obligation ou à la volonté des femmes de mener une carrière professionnelle.»

Outre l'aspect pratique et social de ces structures, Olivier Arni met aussi en avant l'analyse scientifique réalisée par la Conférence latine des délégués à l'égalité. «Elle démontre clairement que les structures d'accueil jouent un rôle positif non seulement en terme de cohésion sociale, d'aide aux familles et de socialisation pour les enfants, mais aussi sur le plan économique.»

Selon cette étude, la pénurie de structures d'accueil génère un manque à gagner considérable pour la collectivité. «Cette analyse démontre que, lorsque les femmes travaillent, les retombées sont multiples. Les entreprises fonctionnent bien, le pouvoir d'achat des familles augmente et les recettes fiscales également. C'est donc tout bénéfice!» /FLV