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Les compagnies de transports ne savent plus comment couvrir les coûts

Pointés du doigt en raison du renchérissement de leurs prestations lors de la prochaine Fête des vendanges de Neuchâtel, les Transports régionaux neuchâtelois (TRN) s'expliquent. En fait, toutes les compagnies impliquées cherchent une solution pour que perdure la validité du badge comme titre de transport et pour assurer les courses spéciales. «Personne n'est favorable à la suppression du badge en sa qualité de titre de transport et aucune compagnie n'a l'intention de supprimer les courses spéciales.» Caroline Liard répond aux critiques dont les Transports publics neuchâtelois (TRN) ont été la cible (notre édition du 3 mars). En augmentant, cette année, le coût de leurs prestations pour la Fête des vendanges de Neuchâtel, ils mettraient en péril le concept du badge donnant accès aux transports en commun.

10 mars 2007, 12:00

«La volonté existe mais l'argent manque!», assène Caroline Liard. Depuis que le Fonds fédéral de sécurité routière a renoncé à subventionner les transports publics durant la grand-messe neuchâteloise, les fonds rétrécissent comme peau de chagrin.

Deux ans durant, le Touring club suisse (TCS) a bourse délié pour assurer la pérennité de cette opération axée sur la prévention. Mais, cette année, des sponsors s'étant retirés, il ne pourra verser plus de 20 000 francs.

«Comme le TCS n'a plus les moyens de combler le trou laissé par le fonds national et que le comité de la Fête des vendanges ne tient pas à soutenir davantage les transports en commun (réd: lire encadré), nous avons donc été contraints de revoir notre offre à la hausse», explique Caroline Liard.

Mais ce n'est pas tout. «En raison de la forte affluence de l'an dernier, nous avons dû ajouter des courses spéciales à nos frais. Cette année, nous les avons d'ores et déjà incluses dans notre proposition. Nous avions, par ailleurs, consenti un rabais de 20 000 francs sur nos prestations, puisque dans le cadre de notre partenariat, le TCS se chargeait de l'aspect marketing.»

Compte tenu de ces paramètres, les TRN avaient ainsi, en 2006, facturé leurs services à hauteur de 29 000 francs, tandis que leur offre pour l'édition 2007 s'élève, à ce jour, à 68 000 francs.

«Nous devons entamer des discussions avec chacun de nos partenaires mais en aucun cas nous n'allons renoncer aux courses spéciales», certifie Caroline Liard. «En ce qui nous concerne, notre offre est identique à celle de l'an dernier. Mais sans le soutien du TCS, certaines de nos prestations ne sont, à ce jour, pas couvertes», indique Jimmy Erard, chef d'exploitation des TN.

Responsable du dossier pour les CFF, Bernard Reber résume. «Notre but commun tend à mettre sur pied un service efficient visant à assurer la sécurité des fêtards. Nous sommes en pourparlers mais rien n'a été décidé à ce jour.»

Bref, toutes les entreprises de transports concernées planchent sur une même problématique: trouver des fonds pour conserver le concept actuel du badge ou imaginer un système de billet alternatif. / FLV

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