Les entreprises ont été déboutées

04 avr. 2008, 12:00

Les entreprises de génie civil ne toucheront pas un centime de dédommagement suite à l'interruption, par la Confédération, du chantier autoroutier entre Saint-Blaise et Cornaux. En septembre 2007, l'Office fédéral des routes (Ofrou) avait décidé de reporter les travaux d'au moins une année, suite à une analyse budgétaire globale des comptes des routes nationales.

Saisi de plusieurs recours, le Tribunal administratif cantonal (TA) a dernièrement débouté l'une des entreprises qui contestaient l'abandon de la procédure d'adjudication, lancée à l'époque par le Service des ponts et chaussées du canton de Neuchâtel.

Le TA considère que l'Etat de Neuchâtel, en l'occurrence l'Office de construction de la route nationale 5, ne pouvait aller outre la décision de l'Ofrou. Ce d'autant que, dès janvier 2008, les cantons ont perdu leur compétence en matière de travaux autoroutiers, désormais entièrement en mains de la Confédération (entrée en vigueur de la RPT).

L'entreprise recourante se voit ainsi refuser un dédommagement de 75 000 francs. Elle doit en outre supporter les frais et débours de la cause pour un montant de 4400 francs. «On s'en tiendra au jugement», annonce Jean-Claude Baudoin, secrétaire de la Fédération neuchâteloise des entrepreneurs.

Pourtant, depuis le 31 mars, des travaux ont été lancés sur l'A5 entre Cornaux et Le Landeron. «Ce sont deux choses différentes», intervient Adrien Pizzera. Il s'agit de travaux de finition de la première phase. Concrètement, les Ponts et chaussées remplacent des glissières du terre-plein central pour permettre un meilleur accès aux chambres de curage des canalisations.

Des travaux de garantie concernant les joints sont menés sur le viaduc du Landeron tandis que des ouvriers s'affairent pour rendre définitif le giratoire d'accès à l'autoroute, entre Le Landeron et Cressier. Par ailleurs, une équipe travaille à la mise à ciel ouvert du ruisseau des Combes. «Pour cela, nous devons déplacer le chemin agricole et de faune», précise l'ingénieur chef de projets et travaux A5.

Pour compléter le tableau, il ne manquerait qu'à terminer les réparations d'un pont à la hauteur du Landeron. Pour une raison inconnue, un camion de chantier avait pris feu de nuit. Le mystérieux incendie avait endommagé l'ouvrage d'art. «Comme la cause n'est toujours pas définie», regrette Adrien Pizzera, «les assurances n'entrent pas encore en matière...»