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Les élus prennent de justesse le bus de l'Entre-deux-Lacs

Oui, une ligne de bus sera créée dans l'Entre-deux-Lacs. Le Conseil général du Landeron a fini, jeudi soir, par donner son aval à ce projet. Cette décision a passé la rampe à une voix près et a nécessité deux votes. La balance a d'abord penché du côté du non, avant qu'un inattendu revirement de situation ne la fasse incliner du côté opposé. Si elle a fini par passer la rampe de justesse, la participation financière de la commune du Landeron - à hauteur de 60 000 francs par année sur trois ans - en vue de la création d'une ligne de bus dans la région de l'Entre-deux-Lacs a plus que divisé, jeudi soir, le Conseil général.

16 sept. 2007, 12:00

Jugeant que ce projet «péchait par de trop nombreux points et qu'il était mauvais pour Le Landeron», les libéraux l'ont refusé en bloc. «Nous pouvons trouver mieux comme projet fédérateur et visionnaire pour notre région.» Les radicaux ont dit l'accepter à une faible majorité, «question de ne pas pénaliser la population», tandis que les membres du Canette se sont prononcés individuellement. Seul le groupe socialiste s'est dit entièrement acquis à la cause. «Tout projet nouveau comporte forcément des incertitudes. Raison pour laquelle nous devons apprécier la possibilité qui nous est offerte de bénéficier d'une période d'essai de trois ans.»

Car, comme l'a souligné Dominique Turberg, conseiller communal en charge des Travaux publics, «essayer ce projet, ce n'est pas l'adopter. La version que nous vous soumettons ce soir sera à l'essai pour un maximum de trois ans. Si, au bout d'un an déjà, elle ne s'avère pas concluante, nous l'abandonnerons et nos comptes ne s'en trouveront pas trop péjorés. Si, au contraire, elle se révèle satisfaisante, nous aurons mis sur pied un service utile à notre population. Oser, essayer, c'est risquer l'échec. Ne rien risquer, c'est ne rien avoir!» Et le directeur des Travaux publics de poursuivre: «Le rapprochement entre les communes est inscrit dans le futur. En sa qualité de commune principale, Le Landeron se doit d'être un vecteur. A nous de savoir si nous voulons donner un coup d'accélérateur ou un coup de frein à cette région en gestation qu'est l'Entre-deux-Lacs.»

Stoppé, le projet a failli l'être avant qu'un coup de gaz fortuit ne le fasse redémarrer. Lors du vote, l'arrêté a d'abord été refusé par 15 voix contre 14. Mais, alors que le président du Conseil général était passé au point suivant de l'ordre du jour, le socialiste Joël Bader s'est levé. «Désolé mais le comptage des voix pour l'arrêté précédent ne joue pas. Peut-on revoter?» Et les élus de s'interroger pour savoir si le règlement organique autorisait cette pratique. Comme, finalement, le bureau du Conseil général a admis qu'une erreur avait probablement été commise, l'assemblée a à nouveau levé la main. Et, cette fois, retour de manivelle, c'est par 16 voix contre 15 et une abstention que le projet de ligne de bus a été adopté.

Ce projet est le premier qui, dans le cadre du RUN, émane de communes de l'Entre-deux-Lacs souhaitant envisager l'avenir en terme de région. Pour peu qu'il bénéficie d'une subvention étatique, il devrait se concrétiser d'ici 2009. / FLV

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