Le Landeron: Capa’cité se la joue «gaming» au C2T

Le salon des métiers se dématérialise et s’invite dans toutes les classes de 10e et 11e Harmos. Petite visite au Centre des Deux Thielles.
16 nov. 2021, 11:00
Les vidéos de métiers présentées dans la classe de Yann Martinelli n’ont pas manqué de susciter des questions.

Une fois n’est pas coutume, les téléphones portables vont pouvoir servir à l’école! Habituellement bannis des pupitres et cantonnés au fond des sacs, les petits écrans ont été privilégiés pour la huitième édition de Capa’cité. Une perspective qui semble réjouir la classe de Yann Martinelli, instituteur au C2T du Landeron.

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Ce lundi 15 novembre dans la matinée, c’était au tour de ses élèves de 10e année Harmos de découvrir le salon des métiers, en version entièrement digitale cette année, eu égard aux restrictions sanitaires.

Six professions sélectionnées au hasard ont ainsi été présentées en format vidéo, le temps de deux périodes. Dans une seconde phase plus libre, les élèves ont pu télécharger sur leur smartphone l’application Capa’cité, véritable salon virtuel qui leur permet de s’ouvrir à quelque 200 métiers.

Entamé le 8 novembre dernier et se déroulant sur deux semaines, Capa’cité 2021 s’invite dans toutes les classes de 10e et 11e Harmos du canton de Neuchâtel. Face à l’impossibilité de tenir salon dans les rues de La Chaux-de-Fonds comme initialement prévu, l’association organisatrice a en effet décidé de le dématérialiser.

Des jeunes qui parlent aux jeunes

En un temps record, entre août et septembre, plus de 80 vidéos de métiers ont ainsi été tournées dans le canton. Animateurs Tataki et TikTokeurs romands sont allés à la rencontre de professionnels ou d’apprenants, dans un style décontracté qui parle aux jeunes.

«Nous voulions dépoussiérer la vidéo de métier dans l’idée de faire découvrir, plutôt que de donner une information exhaustive», raconte Sandrine Ambigapathy, présidente de Capa’cité.

Même approche pour l’appli, qui offre aux élèves la possibilité de se promener avec un avatar dans les allées virtuelles du salon. «L’agence mandatée a réalisé un vrai travail d’analyse dans les écoles, pour connaître les goûts et la manière de communiquer des jeunes», continue la présidente. «Le côté gaming, ainsi que le rendu très pixélisé du salon virtuel, correspond à une demande.»

Dans la classe de Yann Martinelli, si vidéos et applis sont bien appréciées, le salon manque néanmoins: «Ça aurait été tout de même plus intéressant sur le terrain, au contact des professionnels», relève par exemple Mae. «Là, c’est un cours comme les autres…»

Une présence physique que les élèves pourront tout de même apprécier lors du Forum des métiers, du 22 au 24 novembre aux Anciens Abattoirs de La Chaux-de-Fonds.

En savoir plus: capacite.ch


par Fabrice Eschmann