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La vente de Cité-Joie repasse au Conseil général de Neuchâtel

Vendre Cité-Joie, à Haute-Nendaz, à une école de Singapour pour 2,5 millions de francs: le Conseil général de Neuchâtel est appelé lundi à se pencher une nouvelle fois sur ce dossier qui divise toujours les élus. Passera-t-il la rampe? Pas sûr.

08 sept. 2015, 17:03
La vente de Cité-Joie est à nouveau soumise au Conseil général de Neuchâtel.

En janvier dernier, le législatif de Neuchâtel avait décidé de renvoyer le rapport à l'expéditeur, demandant la création d'une commission chargée d'examiner plus en détail la politique des sports de neige de la Ville et le prix de vente du domaine.

C'est chose faite. Le dossier revient donc devant les élus lundi soir. Le prix de vente a passé de 2,4 à 2,5 millions de francs dans la foulée, une somme sur laquelle entre toujours en matière l'acquéreur intéressé, l'école Raffles Education Corporation, aux mains d'un riche homme d'affaires de Singapour, qui a déjà investi 30 millions dans la station valaisanne.

Pour le Conseil communal, le domaine de Cité-Joie, acquis par la Ville en 1973, "ne revêt plus un caractère stratégique dans le cadre de la politique des sports de la Ville", notamment parce que les chalets proposés par le Service cantonal des sports permettent de répondre aux besoins des écoles. La nécessaire rénovation du bâtiment serait par ailleurs coûteuse.

Scinder la parcelle?

Mais les élus se laisseront-ils tenter? Pas sûr: le groupe Popvertssol va demander de refuser l'entrée en matière et proposer de scinder la parcelle: la Ville pourrait vendre la partie inutilisée du terrain et investir cette somme pour rénover les bâtiments. Une idée qui pourrait séduire aussi dans d'autres partis. Ainsi, le PLR Alexandre Brodard est lui aussi d'avis que la vente est une mauvaise idée.

"Plus jamais les moyens"

Les opposants se défendent de faire dans la nostalgie: pour eux, vendre Cité-Joie n'est pas une bonne idée à long terme. "Il est évident que la Ville n'aura plus jamais les moyens d'acquérir un lieu similaire à l'avenir", indique notamment Alexandre Brodard. Et ceci même si le nouveau propriétaire singapourien octroierait à la Ville un droit de préemption, comme c'est prévu dans l'arrêté soumis au Conseil général.

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