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La seconde fois est la bonne

Réorganisé par l'exécutif, le financement des aménagements extérieurs du complexe de la Maladière passe la rampe au Conseil général. La Ville pourra en outre dépenser 3,5 millions pour d'autres travaux publics Cette fois devrait être la bonne: la Ville de Neuchâtel fera sa part des aménagements du domaine public permettant l'exploitation du complexe multifonctionnel de la Maladière, actuellement en construction. Le Conseil général a en tout cas accepté hier soir sans opposition le crédit de 2,17 millions de francs nécessaire à la réalisation de ces aménagements. Il a également accepté, par 32 voix contre quatre, de mandater les Transports publics du Littoral neuchâtelois (TN) pour qu'ils créent une nouvelle ligne entre le centre-ville et les piscines, en passant par la rue de la Pierre-à-Mazel. Chaque année, la Ville dépensera 744.000 francs au plus comme participation à la couverture du déficit de cette ligne.

09 mai 2006, 12:00

Le législatif a par ailleurs accepté sans opposition de dépenser 3,5 millions de francs pour l'entretien du domaine public. Le Conseil communal avait dû, le 13 mars, retirer une première version de cette demande de crédit. Elle ascendait à 10,5 millions, mais elle comprenait les aménagements des environs de la Maladière, à l'exception du projet de giratoire au carrefour Maladière - Pierre-à-Mazel.

«Un peu légère»

Les groupes socialiste, radical et libéral ont dit oui aux trois objets. Les premiers ont cependant manifesté quelques soucis par rapport aux pistes cyclables et à la circulation piétonnière, plutôt abondante dans ce quartier riche en établissements scolaires. Peu satisfaits du résultat et de la façon dont ont été menées les discussions en commissions, ils ont annoncé le prochain dépôt de deux motions, relative l'une au rôle de la station inférieure du Fun'ambule, l'autre au fonctionnement des commissions du Conseil général.

Au nom des groupes radical et libéral, Daniel Domjan (rad) a posé plusieurs questions sur la nouvelle ligne des TN, notamment au sujet de la participation de l'Etat (192.000 francs), considérée comme «un peu légère». Le fait que la Ville doive une nouvelle fois largement mettre de sa poche pour créer une nouvelle prestation des TN a d'ailleurs créé une certaine irritation sur d'autres bancs.

Le groupe UDC est allé plus loin: il a carrément refusé la création de cette nouvelle ligne. Encore Frédéric Guyot aurait-il admis qu'elle aille jusqu'au complexe de la Maladière. Mais jusqu'aux piscines, c'était, à ses yeux, dépenser de l'argent pour une prestation que la ligne 1 assure convenablement. «A l'heure des économies, il faut d'abord maintenir ce qui existe avant de créer quelque chose de nouveau.»

Quant au groupe PopVertsSol, il a apporté sa part d'animation au débat en s'attaquant au crédit destiné à l'entretien du domaine public. Comme en mars, les explications écrites du Conseil communal l'ont peu convaincu, notamment sur la façon dont l'exécutif arrivait à 3,5 millions de francs. «A quoi servons-nous?, s'est demandé Blaise Horisberger. Nous nous trouvons face à ce genre de rapport comme face à la Bible: il faut y croire, ou ne pas y croire.»

Peu désireux, en l'occurrence, de faire de leur vote un acte de foi, les petits partis de gauche ont proposé de réduire le crédit de 20%, soit de 700.000 francs.

Une proposition rejetée par 23 voix contre neuf. Cohérente avec son rejet de la nouvelle ligne 11, l'UDC avait, de son côté, demandé de retrancher le montant des abribus du crédit «Maladière». Le législatif a écarté son amendement par 31 voix contre quatre. / JMP

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