«La moisson de feu» a pris vie à Neuchâtel

Samedi, 420 mélomanes se sont réunis dans la salle de concert du temple du Bas, qui accueillait pour la première fois l’oratorio «La moisson de feu», du Neuchâtelois Samuel Ducommun.

18 mars 2019, 08:40
Près de 200 musiciens ont interprété pour la première fois au temple du Bas l’oratorio «La moisson de feu», de Samuel Ducommun, vendredi soir.

Un nombre impressionnant de musiciens et de choristes, tous vêtus de noir, se tenaient sur la scène du temple du Bas, samedi. En effet, près de 200 personnes sont nécessaires pour jouer l’oratorio du Neuchâtelois Samuel Ducommun, interprété pour la première fois dans la capitale cantonale depuis sa composition, il y a 60 ans, par des élèves de la Haute Ecole de musique de Genève et un chœur d’enfants.

Charly était un des élèves du compositeur. «C’était un très bon prof», confie-t-il rapidement, avant que le chef d’orchestre Nicolas Farine ne lève sa baguette.

«On se sent privilégiés»

Les partitions se tournent au rythme des morceaux. Les voix de la soprano Sarah Pagin et du baryton Mohammed Haidar emplissent la salle. Au bout d’une petite heure, le dernier «Amen» du chœur d’enfants s’estompe. Christiane est impressionnée: «C’est difficile d’imaginer les heures de travail derrière une soirée comme celle-ci».

Vanessa, grande amatrice de musique classique, en est aussi bien consciente: «On se sent privilégiés. On a dû attendre 60 ans pour pouvoir l’entendre». Sur la scène, la concentration est de mise. Lucy, 11 ans, membre du chœur: «C’est impressionnant, mais il faut rester concentré sinon on perd les paroles». Elle peut être rassurée: connaisseurs comme néophytes semblent avoir apprécié.