La guéguerre continue

Les voisins de cabanon du Landeron qui s?étaient bagarrés à coups de pelle n?ont pas trouvé d?arrangement à l?amiable. Retour devant la justice Les voisins de cabanon qui, en avril dernier au Landeron, s?étaient affrontés à coups de pelle et de piquet de vigne, ne sont pas parvenus à trouver un arrangement, comme le leur avait conseillé la présidente du Tribunal de Neuchâtel Geneviève Calpini Calame (notre édition du 16 août). «Apparemment, aucune solution à l?amiable n?était envisageable entre l?homme le plus lourdement incriminé et deux des voisines», indique la greffière Rachel Maspoli.
01 août 2015, 23:24

Retour donc à la case départ pour les cinq prévenus. Ils avaient comparu cet été devant la justice, notamment pour lésions corporelles, injures, menaces et dommages à la propriété. Ils retrouveront les bancs du tribunal le 23 janvier pour une nouvelle audience, qui tentera de faire la lumière sur les événements tragicomiques d?avril.

Trous de 70 centimètres

Rappel des faits: ce printemps, Jacques*, Georgette* et leurs amis passent leur temps libre en harmonie, dans leurs jardinets du Landeron. Jusqu?au jour où Pierre* et Pierrette* débarquent à côté, ramènent une pelle mécanique et commencent à se confectionner un petit coin de rêve. Le hic: leurs terres sont classées en zone de crêtes et de forêts, les eaux sont protégées, et toute construction y est interdite. «Pour enlever les orties», le couple creuse des trous de 70 centimètres de profondeur dans le chemin qui mène aux propriétés, puis disperse de l?essence sur des buissons alentours «afin de neutraliser les broussailles».

C?est le début des hostilités. Georgette accuse le couple d?être à l?origine de graves dégradations du sol: «Aujourd?hui, mon terrain en pente menace de dégringoler!» Au total, Pierre et Pierrette auraient provoqué pour 25.000 francs de dégâts sur les terrains de leurs voisins.

Un piquet de vigne pour arme

Le conflit dérape: début avril, Georgette et une amie, qui craignent de voir leur cabanon partir en fumée, s?emparent d?un jet pour éteindre les feux de Pierre. Ce dernier empoigne alors une pelle et frappe l?amie, qui finit à l?hôpital. «Un autre jour, il m?a empoignée en hurlant qu?il voulait me casser la gueule!», explique Georgette. Ce jour-là, la femme s?empare d?un piquet de vigne et le fracasse sur le pare-brise de la voiture de Pierre.

Aujourd?hui, l?ambiance entre voisins est toujours empoisonnée. Et l?impossibilité de trouver un arrangement à l?amiable pourrait surtout porter préjudice à Pierre, puisqu?il risque cinq mois de prison ferme et 2000 francs d?amende. / VGI

*Prénoms fictifs