Palmier de Gorgier: chronologie des faits

Le sort de l’avenir de l’oeuvre d’art "Le Palmier", de Christian Gonzenbach, destiné à l'origine à orner les abords de la prison de Gorgier sera connu ce jeudi après-midi. Ce projet controversé, qui devait être réalisé en 2013, n'a pas pu l'être jusqu'à présent en raison de l'opposition de la commune. Rappel des principales étapes de cette saga.
05 oct. 2017, 11:41
Projection d'un schéma montrant le fameux palmier à proximité de la prison de Gorghier, lors d'une séance d'information, en décembre 2013.

2012

24 novembre

L’Express/ L’Impartial annoncent qu’«un palmier métallique de 18 m de haut sera érigé l’an prochain» près de la prison de Gorgier. Coût: 100'000 francs, soit 1% des coûts de construction de la nouvelle prison. Le projet suscite une avalanche de critiques.

2013

4 décembre

Soirée débat à Gorgier. Les autorités et promoteurs du projet font face à un public en majorité hostile.

2014

11 février

 Le député PLR Bernard Schumacher, conseiller général à Gorgier, réclame la modification de l’arrêté sur le pour-cent culturel. La pétition qu’il a lancée a recueilli 500 signatures.  

19 février

Le Grand Conseil rejette le texte du député Schumacher, bien que le Conseil d’Etat se dise prêt à «dépoussiérer» l’arrêté.

Novembre

La commune de Gorgier refuse le permis de construire.

2015

Juillet

Malgré la volonté du Grand Conseil, le Conseil d’Etat modifie l’arrêté, réduisant l’enveloppe attribuée aux projets artistiques. La gauche fait la grimace.

Novembre

La commune de Gorgier refuse le permis de construire. L’Etat décide que le palmier sera érigé plus loin de la prison.

Octobre

Mise à l’enquête du projet; 52 oppositions seront déposées.

Novembre

Christian Gonzenbach défend son œuvre dans nos colonnes.

2016

1er avril

Bernard Schumacher propose d'ériger le palmier au port de Chez-le-Bart. 

Juillet

Projet de loi socialiste pour rectifier la rectification de l’ar rêté par le Conseil d’Etat en 2014.

Novembre

La commune de Gorgier refuse le permis de construire. Elle s’appuie sur la pétition et sur un vote consultatif du Conseil général. Motif: l’œuvre est trop haute. Le Conseil d’Etat recourt contre la décision de la commune. Le Tribunal cantonal donne raison à l'Etat, renvoyant le dossier à la commune pour nouvelle décision.

2017

5 octobre

L'Etat annonce qu'un accord a été trouvé: le palmier prendra place sur une île flottante, à quelques mètres de la rive du port de Chez-le-Bart. Il ne mesurera pas 18 m, mais entre 4 et 5 m.

par Léo Bysaeth