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Les contes de fées si proches du monde actuel

11 mai 2008, 12:00

Qui a dit que les contes de fées n'étaient plus d'actualité? La troupe des Baladins de Bevaix jouait la première de «Conte à rebours», hier soir, au Plan-Jacot.

Après les deux premières scènes quelque peu statiques et où les comédiens manquent d'énergie dans la voix, la troupe nous embarque avec elle dans un voyage au pays des contes de fées. Un voyage où l'on rencontre, entre autres, les trois marraines de «La Belle au bois dormant», Blanche-Neige et ses nains, mais aussi Cendrillon accompagnée de sa démoniaque belle-mère. Des contes de fées actualisés où Cendrillon est fille au pair et s'appelle Sandrine.

La pièce a été écrite par Pascale Béguin. L'écriture est travaillée. Une plume féminine, comme une revanche des femmes sur le machisme des contes de fées qui font passer ces princes pour des tombeurs et les princesses pour des filles prêtent à se donner au premier charmeur qui se montre.

Un texte aux multiples références, notamment aux poupées Barbie, aux téléphones portables ou encore aux séries télévisées. Autant de renvois qui font le lien entre le monde des fées et notre époque. Une pièce où les princesses désillusionnées critiquent le traditionnel «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants», certifiant que les nombreux enfants ne sont pas gages de bonheur.

La troupe se produit dans une ancienne grange rénovée, un décor de vieilles pierres en harmonie avec le contexte de la pièce. Des robes et des parapluies suspendus au-dessus de la scène complètent le tout et donnent de la féerie au décor.

Des costumes sobres pour les uns, flamboyants pour les autres, illustrant le lien entre notre époque et le monde des fées.

Les scènes se succèdent à bon rythme, en alternance avec les chansons, des standards de la variété française. La troupe reprend avec des sonorités jazzy «Mirza», «La chanson des jumelles», «Les demoiselles de Rochefort» ou encore des chansons moins connues de l'actuelle première dame de France. Des chorégraphies les accompagnent et rendent les enchaînements encore plus fluides.

Une mise en scène et un jeu d'acteurs qui rendent difficiles le retour à la réalité. Une réalité bien fade après deux heures de spectacle. / agi

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