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La sécurité fait recette

Une jeune société de Bevaix a raflé une médaille d'or et quatre prix au dernier Salon des inventions de Genève. SASW travaille avec de nombreux partenaires neuchâtelois du secteur des microtechnologies Une médaille d'or et quatre prix spéciaux: jolie moisson que celle réalisée par la jeune société neuchâteloise SASW Sàrl au Salon international des inventions de Genève, qui a fermé ses portes le 9 avril. Un succès qui couronne un système de gestion de la chaîne de secours, aujourd'hui au stade de la commercialisation, développé grâce au savoir-faire microtechnique neuchâtelois.

27 avr. 2006, 12:00

«C'est une belle reconnaissance pour notre société, ainsi que pour nos partenaires français Tracemed et Cerdie, avec qui nous travaillons en réseau, se félicite Didier Pelluet, directeur de SASW (Smart and Secure Ways), une entreprise fondée à fin 2004 à Bevaix. Nous espérons bénéficier de retombées positives en termes de contacts, et cela a déjà commencé. Au lendemain de la remise des prix, nous avons été sollicités pour la sécurité de l'aéroport de Genève. Et nous avons aussi effectué des tests dans le tunnel du Mont-Blanc.»

Ce que fait SASW? «Nous sommes actifs, globalement, dans les domaines de la sécurité des biens, des personnes et de l'environnement», résume l'ingénieur français, qui a notamment travaillé à des projets de défense chez Thales et Alcatel Space. Et pourquoi dans le canton de Neuchâtel? «Parce que nous avons besoin des compétences de la région dans les microtechnologies». D'ailleurs, le système primé à Genève utilise des produits développés dans des entreprises neuchâteloises, comme IP01 et Intersema, ou encore Sokymat, dans la Veveyse.

Le produit le plus avancé, celui qui a conquis le jury du Salon des inventions, est destiné à faciliter les tâches des services de secours dans le cas de catastrophes naturelles. Il permet d'effectuer un suivi à distance de toutes les opérations. Un exemple? Un tremblement de terre, avec son lot de victimes et d'urgences. Dépêchés sur place, les secouristes (pompiers, militaires, équipes médicales) étiquettent tous les patients à l'aide de bracelets RFID (une puce électronique) sur lesquels sont enregistrées toutes les données nécessaires, et notamment un dossier médical complet s'il le faut.

Expérimenté en Martinique

Des logiciels permettent de localiser à tout moment le patient, de connaître son état de santé ou d'envoyer les informations aux hôpitaux. «Nous avons déjà expérimenté notre système en Martinique, avec le soutien d'IBM», précise Didier Pelluet, qui est bien conscient que dans un domaine aussi pointu que la sécurité, être une petite société, récente de surcroît, n'est pas un avantage. «D'où l'idée de travailler en partenariat, notamment avec des groupes ayant une plus grande notoriété.»

Mais SASW ne réinvente pas la roue: «Les technologies existent. Mais souvent, elles ont tendance à dormir dans des tiroirs. Notre force est de les évaluer, d'y incorporer des couches de logiciels et de les appliquer à nos domaines d'activités.» Ainsi, les bracelets RFID utilisés pour la gestion de la chaîne de secours ont déjà fait leurs preuves. Ils sont largement utilités, par exemple, pour le suivi et la localisation d'enfants dans des parcs d'attraction... / FRK

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