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Ils ont vécu leur première boum avec la Migros

Deux cent cinquante enfants ont participé dimanche à Neuchâtel à la première Lilibiggs Party organisée par Migros en Suisse romande, l'équivalent de la M-Budget Party mais pour les 4 à 12 ans. Les bambins ont appris à chanter et à danser sur des airs estampillés Migros. Reportage au c?ur d'une opération marketing qui, selon le géant orange, «n'en est pas une». Dimanche, 14h30, casino de la Rotonde de Neuchâtel. Le soleil illumine l'entrée de la discothèque. A l'intérieur, c'est la pénombre. Les stroboscopes tournoient, les platines rugissent, des images de poupées surmontées d'un M orange défilent sur un écran géant.

18 sept. 2007, 12:00

Au milieu de la salle, 250 enfants sautent, lèvent les bras et avancent en rythme, sur les conseils de trois danseuses professionnelles. «Nous allons vous apprendre la chorégraphie des Lilibiggs», explique l'une d'elles. Un air répète «Liliiiii, Liliiiii, Liliiiibiggs!» Les bambins se secouent dans tous les sens, sous les yeux d'une centaine de parents accoudés au bar, installés dans de confortables fauteuils ou sirotant un verre au bord de la piste de danse.

Ces familles participent à la première Lilibiggs Party organisée par Migros en Suisse romande, l'équivalent de la M-Budget Party d'adolescents, mais pour les 4-12 ans (lire notre édition du 12 septembre).

Les visages des bambins s'illuminent. Les trois figurines Lilibiggs créées par le grand distributeur entrent en scène. Une fillette s'agrippe au chien Tobi, qu'elle entoure de ses bras et ne veut plus lâcher. Les bambins poussent des cris de joie, caressent les mascottes, littéralement subjugués.

«Nous sommes venues ici parce que mes deux filles adorent danser», explique Stéphanie, de Savagnier. «Elles font partie du club Lilibiggs, qui leur permet de jouer à l'ordinateur et de gagner des points qui donnent droit à des articles Migros Lilibiggs, par exemple des sirops.»

Nicole, de Neuchâtel, s'est déplacée avec son fils «par curiosité». Elle trouve ça «génial». Delphine, mère de famille chaux-de-fonnière, est également séduite par l'opération. «Les enfants, ça les occupe. Ça fait un peu office de garderie.» Seul hic: «Les assiettes remplies de bonbons dans lesquelles ma fille peut se servir à volonté.» Ariana, scotchée à sa maman, fait mine d'adorer?

Roberto, père de famille de Bevaix, semble moins enthousiaste. «Mais ça n'a pas d'importance, si ça nous plaît, pourvu que ça plaise aux enfants!», souffle-t-il. Christine, son épouse, est nettement plus convaincue.

Même s'il s'agit de faire la fête sous des panneaux estampillés Migros? «Ça ne me dérange pas. Les opérations marketing, il n'y a que ça aujourd'hui!», répond la Bevaisanne. «Noël, Pâques, Halloween servent à faire vendre. Migros cherche effectivement à fidéliser sa clientèle familiale avec ce genre de fêtes. Ça ne me pose aucun problème. Quand mes enfants seront grands, c'est quand même eux qui choisiront où ils feront leurs courses!»

Mais pour la direction Migros, la Lilibiggs Party ne se résume pas à une opération marketing. «Fidéliser au berceau? Non, ce n'est pas notre objectif», martèle Victor Ordonez, responsable public-events pour Migros. «Nous souhaitons offrir une fête inoubliable aux enfants. Et donner la chance aux parents d'emmener leurs petits dans un club où ils ont eux-mêmes dansé.»

15h45: la boum a encore plus d'une heure devant elle, mais la salle commence à se vider. «Pour les gamins, ça passe vite. Mais pour les parents, c'est long!», confie Delphine. L'événement aura attiré 350 personnes, soit moins qu'à Lucerne (800), Berne (400), Coire (400) et Bâle (500). «Probablement à cause du beau temps», explique Victor Ordonez.

Les participants repartent, dans l'ensemble, séduits. Et les gosses, surexcités, n'oublient pas d'emporter leur petit cadeau d'au revoir: un catalogue des Lilibiggs, et un frisbee orange à l'effigie du géant de la même couleur. /VGI

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