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Choisis et coupés avec soin

La saison d?abattage s?est ouverte hier sur les hauts de Bevaix, où ?uvra Jämes Péter-Contesse. Un livre a été consacré à cet ingénieur et naturaliste à l?occasion de l?assemblée de la Société forestière suisse à Neuchâtel Zzzzzzzz! Craaakkk! Tronçonné de main de maître, un épicéa de 32 mètres s'écrase dans la forêt de Bevaix. En présence du conseiller d'Etat Fernand Cuche, le Service cantonal des forêts a symboliquement ouvert hier matin la saison d'abattage 2006-2007.

30 août 2006, 12:00

Ce sapin rouge d'environ 4,5 m3, qui donnera un beau bois de charpente, s'est effondré précisément dans la direction souhaitée. Les forestiers-bûcherons ont expliqué que l'arbre est abattu de telle sorte que la sécurité soit garantie, que son débardage soit facilité, que sa chute n'abîme pas les arbres voisins et que lui-même ne se fracasse pas en tombant.

Et cet arbre n'a pas été choisi par hasard. L'ingénieur forestier d'arrondissement Pascal Junod a fait une démonstration de l'opération de martelage, processus qui commence à fin juillet. Avec le garde forestier, il choisit les arbres qu'il va faire couper durant la saison suivante et il les marque, soit en enlevant des bouts d'écorce à la hache, soit au spray de couleur. Un acte qui se fait «dans la sérénité» et se décline en «observation-réflexion-décision», a commenté l'ingénieur forestier cantonal Léonard Farron.

Un acte sélectif

Pascal Junod regarde un groupe de quatre épicéas. Ils sont un peu serrés et l'un d'eux lui paraît avoir «la cime un peu faible». Martelé! Cette sélection offrira davantage de lumière et de ressources nutritives aux trois autres, qui pousseront mieux. Plus loin, l'ingénieur hésite à marquer un douglas centenaire. Son diamètre a augmenté de 12 centimètres depuis la dernière mesure, en 1996 (chaque division forestière est exploitée tous les dix ans). Signe qu'il croît bien. Réflexion faite, ce conifère sera laissé sur pied, le temps qu'il prenne encore du volume. En plus, comme il est au bord du chemin, il représente un patrimoine pour les promeneurs.

Le martelage nécessite donc une vision à long terme, pour exploiter la production ligneuse tout en maintenant une forêt multifonctionnelle (exploitation, biotope, protection contre les dangers naturels, zone de détente). En une heure, durée de la conférence de presse, le volume de bois de la forêt neuchâteloise a crû de 30 mètres cubes. / AXB

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