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A quand Freysinger à Neuchâtel?

Les tribulations du conseiller national à Obwald seraient tout à fait envisageables dans le canton de Neuchâtel. Attention aux décisions impopulaires... Les tribulations de Josef Zisyadis dans le canton d'Obwald attisent les curiosités: va-t-il faire des émules à Neuchâtel? Pourrait-on voir l'omniprésent UDC Oskar Freysinger, irrité de voir les grandes fortunes sollicitées pour éponger la dette cantonale, s'installer à Fresens tout en gardant son mandat de conseiller national valaisan? Et à l'inverse, peut-on imaginer Francine John-Calame s'expatrier à Leibstadt pour lutter contre la centrale nucléaire?

29 janv. 2006, 12:00
Des élus «étrangers»

Théoriquement, ce serait possible, affirme le chancelier cantonal, Jean-Marie Reber. «Il serait même envisageable qu'ils se présentent, lors des prochaines élections, à la fois dans leur canton d'origine et dans leur canton «d'adoption»», note-t-il, en citant les services du parlement et la Loi sur les droits politiques.

Mais cette double candidature n'est possible que dans les cantons ou l'élection se fait au système majoritaire. Dans ce cas, «un changement de canton pour un conseiller national ne pose pas de problèmes et un déménagement à l'étranger non plus», relève Jean-Marie Reber. Et de citer le cas de Jean Ziegler qui, en 1999, n'avait pas hésité à se présenter sous la bannière des jeunes socialistes zurichois, le Parti socialiste genevois ne lui permettant plus de se présenter, après 24 ans de bons et remuants services.

Et si, un jour, un politicien d'un autre canton choisissait de se faire élire au Conseil d'Etat neuchâtelois ou devenir l'un des deux représentants «britchons» au Conseil des Etats, il pourrait déposer sa candidature sans même s'installer ici. «Il faudrait par contre qu'il change de domicile s'il remporte l'élection. Là, le domicile dans les limites du canton est exigé», note Jean-Marie Reber.

D'un district à l'autre

Au niveau cantonal, le cas s'était présenté lors des récentes élections cantonales, quand le candidat dit «libre et indépendant» Lukas Jäggi, alors domicilié dans le Jura, avait fait acte de candidature pour le Conseil d'Etat.

Une marge de manoeuvre existe aussi dans l'élection au Grand Conseil, «le cercle électoral étant le canton et non pas un district». Ainsi, un député élu qui déménagerait en cours de législature pourrait se présenter dans son précédent district, s'il y est mieux connu, par exemple. Par contre la démission est requise si un député quitte le canton de Neuchâtel. /FLH

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