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Inspection des détails

Les conseillers généraux se sont penchés avec gravité, poigne ou ferveur sur les comptes. L'exercice 2005 a reçu l'aval de 33 élus. Seuls les UDC ont signifié leur désaccord avec la gestion des deniers de la Ville Même s'ils bouclent sur une nuance rouge vif, les comptes 2005 de la Ville de Neuchâtel ont été adoptés lundi soir. Par 33 voix contre trois (toutes issues de l'UDC), les conseillers généraux ont approuvé la gestion financière présentée par le Conseil communal. Quand bien même Françoise Jeanneret a rappelé que le budget 2006 table sur l'équilibre entre dépenses et recettes, le vote positif de lundi soir ne signifie pourtant pas que l'exécutif pourra se reposer ces prochains mois. En réponse aux interventions et remarques des groupes politiques lors du débat d'entrée en matière (notre édition d'hier), la conseillère communale a commencé par réfuter le terme de catastrophique accolé au résultat des comptes 2005 (excédent de charges de 7,05 millions de francs). «Ce budget était équilibré avant que le désenchevêtrement ne déploie ses effets. Et des mesures, en bonne partie structurelles, ont permis d'économiser douze millions», a rappelé l'argentière communale.

10 mai 2006, 12:00
Causes extérieures

Quant à la dette de 630 millions de francs - «une machine à manger les sous qui nous coûte 70.000 francs d'intérêts par jour», a dégainé Amélie Blohm Gueissaz - elle est notamment le fait des hôpitaux (quelque 200 millions de francs) comme des écoles secondaires (+ de 20 millions). «Le vrai problème, c'est la fortune», a soutenu Françoise Jeanneret. Qui a encore pointé du doigt les causes extérieures à la commune pour expliquer la situation peu enviable de la ville. Lors de l'examen de détail, les élus ont certes cherché à cerner les postes où de nouvelles économies pourraient être réalisées ou les recettes améliorées (las, la conseillère nationale Valérie Garbani rétrocède déjà l'intégralité de ses jetons de présence), comme... dans certaines buvettes où chaque franc investi ne rapporte pas autant qu'à d'autres! Ainsi, la Ville ne pourra économiser sur le traitement des organistes des temples lui appartenant: le concordat entre les Eglises et l'Etat prévoit cette clause. Le centre électronique de gestion (CEG) pourrait-il être mieux rentabilisé?

Le canton mène une réflexion, mais la Ville se dit déjà hostile au chemin emprunté par l'Etat. Restent les bouts de chandelles: que les Caves de la ville renoncent au lavage de bouteilles, que cette même institution réduise ses frais de téléphone (6200 francs contre 4700 fr. au planning familial ou 1600 fr. pour les services sociaux...). Sinon, l'essentiel des questions avaient une portée générale, bien loin de dégager des solutions pour le bien de la communauté. / STE

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