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Hainard lira Litell

27 sept. 2008, 08:20

A priori, Jacques Hainard ne craint pas la carte blanche, on le vérifiera ce lundi. Invité par l'association des Lundis des mots à parler librement de littérature, il accepte avec enthousiasme. Joint à Genève cette semaine, le conservateur a accepté de nous livrer quelques-unes de ses stratégies: «Je vais parler de ma façon de lire, en m'arrêtant sur «Les Bienveillantes» de Johnattan Litell.» Le prix Goncourt 2006 qui déchaîna de grands enthousiasmes et de vives polémiques ne pouvait qu'attirer un doux provocateur.

Puis viendra le temps des classiques: «Je reste impressionné par Flaubert, sa maîtrise du style et de l'ellipse, son écriture si cinématographique. Deux roues de carrosse qui bougent pour nous permettre d'imaginer l'ébat des amoureux.» En riant, l'ethnologue parle de sa détresse face à un sujet si vaste qu'il devra préparer assez rapidement: «Alors, il me reste «Après le déluge» de Rimbaud.» Une fable sur la révolte.

Le moment s'achèvera sur le domaine où l'on attend sans doute le plus ce lecteur de Michel Leiris, puisqu'il s'attardera sur «Immundo», un essai de Jean Clair, ancien conservateur du musée Picasso et brillant pamphlétaire. «Une critique très dure de l'art contemporain lorsqu'il s'intéresse à la merde, aux excréments, aux corps mutilés.» /aca

Neuchâtel, Galerie YD (6, rue Fleury), lundi, à 18 heures

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