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L'entretien marche plutôt bien

Le Château et l?ANTP affirment que les communes remplissent leurs obligations. Un député avait émis quelques doutes L'entretien des chemins pédestres balisés du canton de Neuchâtel se fait «à la satisfaction» des randonneurs, affirme le Conseil d'Etat. Le Château a répondu ainsi par écrit, ce mois-ci, à une question du député Claude Borel. Si ce dernier s'est enquis de la sécurité des marcheurs, ce n'est pas parce qu'il habite chemin du... Brisecou, à Enges. Mais parce qu'il a constaté «des éboulements ici ou là» et n'est «pas sûr que toutes les communes soient conscientes de leurs responsabilités».

24 oct. 2006, 12:00

Le Château rappelle que «les usagers des chemins pédestres sont eux-mêmes pour une large part responsables de leur propre sécurité». C'est à eux d'être équipés et d'adapter leur comportement aux conditions et à leur propre condition physique. Néanmoins, la législation exige que les communes prennent les mesures nécessaires pour assurer la conservation des chemins et, «autant que possible, la sécurité des piétons». C'est également à elles d'assurer l'entretien des chemins de randonnée pédestre. Si elles n'assument pas ces obligations, c'est le Département de la gestion du territoire qui doit y pourvoir, mais à leurs frais.

Aucun budget prévu

Le Conseil d'Etat peut légalement subventionner les communes pour cette tâche. Mais il précise qu'aucune d'elles n'a fait de demande et que, de toute façon, aucun budget n'est prévu à cet effet. Un subside de 34.000 francs est en revanche accordé à l'Association neuchâteloise de tourisme pédestre (ANTP) pour effectuer le balisage des chemins de randonnée. Et ce sont ses baliseurs qui assurent le suivi de terrain. Une réponse un peu courte, selon Claude Borel, qui estime qu'on ne peut pas tout demander à des bénévoles.

«Le réseau pédestre neuchâtelois est plutôt bien entretenu, évalue Jean Schenk, chef technique de l'ANTP. Mais je n'ai que 20 baliseurs, qui ne peuvent pas couvrir les 1300 kilomètres de chemins chaque mois. Ça nous rend service si les marcheurs signalent des défauts, à nous ou directement aux communes.»

Dans l'ensemble, Jean Schenk estime que les communes - ou les associations qu'elles ont chargé de gérer les sentiers, comme dans les côtes du Doubs, les gorges de l'Areuse et de la Poëta-Raisse - prennent au sérieux les remarques qui leur sont faites, même si elles ne peuvent pas toujours effectuer les travaux sur-le-champ.

Claude Borel n'est pas pleinement rassuré par l'état des lieux dressé par le Château. Mais le Conseil d'Etat souligne qu'il convient de respecter le principe de proportionnalité entre le danger réel et la faisabilité financière et technique de la réparation. Et qu'il n'existe pas de sécurité absolue dans la nature. / AXB

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