De tout et du n'importe quoi...

L'accès au chantier des futurs stade et centre commercial est un véritable casse-tête chinois. Au point que les règles de circulation souffrent d'une dérogation. Les dangers évoluent au rythme du chantier Les chauffeurs sont-ils au bénéfice d'autorisations spéciales dans le périmètre du chantier de la Maladière, à Neuchâtel? Oui et non! Et ce n'est pas une réponse de Normand...

12 févr. 2006, 12:00

C'est un fait: pour les chauffeurs de camion, l'accès à l'est du chantier est étriqué. Les utilisateurs doivent, de plus, composer avec de fréquentes corrections. «Ce chantier est si imposant que les problèmes de circulation sont réglés au coup par coup. Il doit bien avoir eu une trentaine de changements depuis son ouverture», indique Bernard Chassot, sergent-major de la police de la Ville.

Oui, mais tout de même... Dans les deux giratoires de la rue Gibraltar et de la salle de la Riveraine, la noria de camions venant décharger leur cargaison donne lieu à des scènes parfois cocasses, parfois carrément dangereuses. Notamment lorsque les camions s'arrêtent au milieu de l'un des giratoires et font marche arrière pour accéder au chantier... Les chauffeurs prennent le soin de bien tenir leur droite, et les automobilistes peuvent passer sans encombre.

Dérogation spéciale

Mais est-ce bien légal? «D'abord, il faut définir où se trouve la route, car les deux giratoires sont encore provisoires. A la fin des travaux, ils seront déplacés plus près du stade, rappelle Bernard Chassot. Ensuite, reprend le sergent-major, une autorisation a été délivrée pour que les camions puissent accéder au silo à béton, en marche arrière. C'est là leur seule possibilité.» Selon le policier, cette dérogation ne vaut que pour le giratoire de Gibraltar. Or, la manoeuvre est régulièrement exécutée dans le giratoire devant la salle de sport de la Riveraine.

Si un accident devait survenir, en dépit de la prudence des chauffeurs professionnels? «En marche arrière, assure le policier, le camionneur serait fautif s'il n'a pas été suffisamment prudent.» Quant aux véhicules s'insérant dans le trafic dans le sens contraire du trafic (photo), la pratique est pour le moins surprenante.

Autre irrégularité que chacun peut constater au quotidien au presque: la partie sud du giratoire de la salle de la Riveraine se transforme régulièrement en parking. A cette hauteur-là - en face du CPLN, fréquenté par des centaines d'élèves et apprentis - il reste soit des traces de l'ancien passage pour piétons, ou alors le nouveau a déjà disparu sur la moitié de la chaussée. «Il est probable que les roues des camions ripent et aient effacé le marquage», imagine le policier. Quant au panneau 30 km/h sur la rue de Gibraltar, «ce doit être une signalisation oubliée de l'époque du gros oeuvre.» A quand la fin des surprises? / STE