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Commando contre les crottes de chiens

17 sept. 2007, 12:00

Une dizaine de citoyens du quartier de la Côte de Neuchâtel ont lancé dans la nuit de jeudi à hier une «opération commando» contre les crottes de chien qui «envahissent les trottoirs» de leurs maisons.

Entre 22h et 22h45, le groupe a placardé sur les murs, les maisons et les trottoirs de la rue de la Côte et des ruelles adjacentes plusieurs centaines d'affiches arborant le texte «J'aime mon quartier, je ramasse». Le but: «Rappeler aux habitants quelques règles de propreté élémentaires», expliquait hier matin un membre du commando, qui souhaite rester anonyme.

«L'association de quartier de la Côte a lancé plusieurs actions pour lutter contre les cacas de chiens. Elle a même contacté la police, qui a fait installer deux poubelles supplémentaires. Mais ces mesures n'ont rien changé», explique cette habitante du quartier.

«Dès qu'il pleut, certains propriétaires de chiens ne se donnent plus la peine de promener leur animal en forêt. Et encore moins de ramasser les crottes! C'est pourquoi nous avons décidé de mener cette opération coup de poing, pour montrer notre ras-le-bol face aux maîtres peu respectueux.»

Pourquoi une action nocturne et anonyme? «Parce que nous n'avons pas envie de payer une amende pour affichage sauvage alors que les propriétaires de chien ne paient jamais rien!», explique l'habitante du quartier. «Le règlement de la Ville en la matière est sévère (réd: 100 francs d'amende pour une crotte non ramassée), mais il est difficilement applicable, car il faut attraper la personne en flagrant délit.»

Une difficulté que confirme le commandant de la police de la Ville Jean-Louis Francey, qui précise que, jusqu'à présent, «aucune amende» pour non ramassage de crottes n'a pu être infligée à Neuchâtel.

Le commandant ajoute qu'il ne condamne pas l'action commando des habitants de la rue de la Côte. «Il s'agit de gens qui aiment leur quartier, et qui donnent un conseil positif, qui va dans le même sens que ce que prônent la police et la voirie. Si nous les avions attrapés en flagrant délit, nous les aurions amendés pour placardage sauvage. Mais à ce stade, ça ne vaut pas la peine d'entamer une enquête pour les poursuivre.»

Le commandant invite toutefois les protestataires à avertir la police lors d'une prochaine action du genre, «afin que nous puissions organiser des supports pour les affiches».

Du côté de la voirie, même discours. Même si cette action générera un travail supplémentaire pour le service de nettoyage, elle n'est pas condamnée. «Je pense que le message est positif», explique Vini Camozzi, responsable du service de nettoyage. «Ville et citoyens doivent travailler ensemble pour améliorer l'image des quartiers. Mais il aurait tout de même été préférable que l'action soit annoncée au préalable, et bénéficie d'une autorisation...»

Les affiches n'ont pas encore été arrachées. Ni par la voirie, ni par la police, qui semblent ne pas être trop pressées de les voir disparaître... / VGI

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