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Les juges et les greffiers comme voisins

L'antenne du Littoral et du Val-de-Ruz des Cartons du coeur a pris possession d'un nouveau local, dans l'Hôtel judiciaire du district. Avec une surface plus petite, mais des accès plus faciles qu'à Serrières Ils disposaient de 120 mètres carrés. Ils n'en ont plus que 56. A entendre leur responsable Tony Gigandet, les Cartons du coeur du bas du canton se sentent pourtant bien dans les locaux qu'ils ont inaugurés hier à Boudry. Et qu'ils occupent depuis la fin de l'année dernière.

18 févr. 2006, 12:00

La respectabilité des voisins du dessus ne fait en tout cas aucun doute: l'immeuble dont l'association loue un bout de sous-sol est l'Hôtel judiciaire du district. Par rapport au local utilisé jusqu'alors près de la gare de Serrières, le nouveau dépôt présente notamment l'avantage d'un accès plus aisé: «Nous sommes au sous-sol par rapport à la rue Louis-Favre, mais de plain-pied par rapport à la rue des Rochettes, qui passe au sud», indique Tony Gigandet. Avec une conséquence plutôt agréable: «Nous avons même la lumière du jour.»

Comment faire entrer et stocker la même quantité de marchandises dans un local deux fois plus petit que le précédent? Contraints d'agir plus rationnellement qu'auparavant, les bénévoles ont acquis des étagères. «Comme l'espace à disposition ne nous permet pas de stocker beaucoup de cartons sur le plan horizontal, nous les entreposons en hauteur.»

Forte activité en 2005

La constitution des cartons eux-mêmes a été améliorée. «Maintenant, nous avons un lot de base pour une personne. S'il faut aider un couple, on ajoute un lot; s'il s'agit d'un ménage de trois personnes, encore un autre, etc.»

Une association telle que les Cartons du coeur préfère fonctionner avec des frais généraux aussi bas que possible. Comme le loyer demandé au départ pour ce local dépassait celui de l'ancien dépôt de Serrières, Tony Gigandet a négocié avec le propriétaire des lieux, soit la caisse de pensions de l'Etat. Il a encore, indique-t-il, obtenu une aide de la Banque cantonale neuchâteloise. Résultat: «Nous n'avons plus que 250 francs par mois à sortir de notre propre caisse.»

Cette situation convient d'autant mieux à Tony Gigandet que les Cartons du coeur ont vécu, en 2005, une année de très forte activité. Sur le Littoral et dans le Val-de-Ruz, ils ont livré, l'an dernier, quelque 900 cartons à 750 personnes qui ont formulé un total de 320 demandes.

«Nous ne connaissons pas le profil sociologique ou autre des personnes faisant appel à nous, souligne Tony Gigandet. Sauf s'il faut porter le carton à l'intérieur, nous n'entrons même pas chez les gens.» Le respect de l'anonymat et de la dignité des bénéficiaires forme toujours un des principes centraux de l'action des Cartons du coeur. / JMP

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