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Du bois dont se chauffe le Conseil général

14 mars 2007, 12:00

Dans les années 1990, l'installation d'un chauffage au bois à l'Hôtel de ville avait passionné les conseillères et conseillers généraux de Boudry. Même topo lundi soir. Cette fois, le législatif devait se prononcer sur une demande de crédit de 1,22 million de francs pour la réalisation d'une centrale de chauffe au bois à la Tuilière. Il a fini par l'accepter.

La future installation devra remplacer l'antique chaudière à mazout du collège des Esserts et apporter de la chaleur à un certain nombre de bâtiments environnants, dont la salle de spectacles. Pas de contestation sur ce cahier des charges, vif débat, en revanche, sur la façon de le remplir.

Un débat déséquilibré: le groupe Chevron s'est retrouvé seul pour estimer que l'exécutif aurait dû opter pour la pompe à chaleur, ou du moins ne pas rejeter si rapidement cette option. Maria Borel aurait ainsi bien aimé connaître les coûts annuels de fonctionnement engendrés par chacune des deux techniques.

Les autres groupes ont préféré la chaudière au bois pour au moins deux raisons fondamentales: au final, la part d'énergie renouvelable dépasse largement ce qu'elle est pour les pompes à chaleur; avec ses forêts, la commune dispose de son propre bois, dont elle peut ainsi valoriser des catégories peu intéressantes pour d'autres usages.

Le risque d'émission de particules fines a quand même causé quelques soucis aux élus, même si le libéral Frédéric Meisterhans s'est retrouvé seul à brandir le spectre d'une ville de Boudry («Un trou!») envahie par la fumée de sa centrale de chauffe en cas de bise. Responsable des Bâtiments, Denis Keller a indiqué que le projet ne comportait pas, pour l'instant, de filtres à particules, mais que les fumées seraient «lavées». En réponse à une remarque socialiste, il n'a par ailleurs pas exclu que le jour où l'on ouvrira la rue du Collège pour y réaliser le plan général d'évacuation des eaux, on propose aux propriétaires des biens-fonds du nord de cette rue un raccordement à la chaufferie de la Tuillère.

Après avoir dit non à une tentative de renvoi proposée par le Chevron et à une demande de vote nominal de Frédéric Meisterhans, le Conseil général a accepté le crédit par 28 voix contre cinq. /jmp

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