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Apprendre à se nourrir pour éviter l'obésité

Le surpoids chez les enfants est un phénomène d'actualité. Au collège de Vigner, à Saint-Blaise, des cours de nutrition sont dispensés, depuis la rentrée, aux élèves des classes d'orientation. A titre préventif. «Des copains m'ont dit que c'est à cause des profs qu'il n'y a plus de miches au lard, à la récré, dans la camionnette de la boulangerie.» Cet élève de la classe 6OR44 du collège de Vigner suivait, hier après-midi, un nouveau cours de nutrition dispensé, depuis la rentrée, aux élèves de 6e année de ce collège de Saint-Blaise.

12 sept. 2007, 12:00

«En effet, nous avons décidé de proscrire tous les articles trop gras ou trop sucrés», lui répond Vincent Haag. «Quand bien même, contrairement à ce que l'on peut lire dans ?Bravo Girls? ou je ne sais quel magazine, notre corps a besoin de graisse et de sucre. Tout est question de quantité.»

Professeur d'éducation physique et d'anglais au Centre du Bas-Lac, cet enseignant, par ailleurs diplômé en nutrition sportive, est chargé de faire prendre conscience aux élèves de 6e ce que contiennent les aliments et boissons qu'ils consomment. Par le biais d'une leçon de deux périodes introduite, pour l'heure, dans ce seul collège de l'Ecole secondaire régionale de Neuchâtel (ESRN).

«Il s'agit de prévenir l'obésité en incitant les enfants à mieux se nourrir et à ne pas négliger l'activité physique», explique Willy Haag. «Normalement, ils abordent cette thématique en 9e année dans les cours d'économie familiale et de biologie. Là, nous avons souhaité les sensibiliser juste au moment de la transition entre école primaire et secondaire. Un moment où ce ne sont plus forcément les parents qui choisissent ce que mangeront leurs enfants pour leurs dix-heures.»

Les 21 élèves de la 6OR44 étaient, hier, déjà bien informés sur le sujet. La pyramide alimentaire ne leur était pas inconnue et les exemples de malbouffe fusaient. Ils n'ignoraient pas non plus, programmes de TV récréatifs obligent, qu'il faudrait manger cinq fruits et légumes par jour.

«J'ai déjà regardé des émissions sur les enfants obèses avec mes parents», racontait Mathéo. «Aujourd'hui, j'ai appris pas mal de choses pour éviter ça.» Et son camarade Kenny de renchérir: «Moi je ne regarde jamais les étiquettes sur les boîtes. Maintenant, je le ferai.»

En deuxième partie de leçon, les élèves ont dû lire les étiquettes nutritionnelles apposées sur des cartons d'aliments et de boissons. Tandis que certains devaient montrer l'équivalent, en graisse, de plaquettes de beurres contenues dans un paquet de frites, d'autres comptaient le nombre de sachets de sucres présents dans un coca-cola de cinq décilitres. «On ne se rend pas toujours compte que c'est si gras ou si sucré!», s'exclamait Valentine. /FLV

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