Votre publicité ici avec IMPACT_medias

A pied sous bonne garde

L'installation d'un passage à niveau piéton gardé à la hauteur du Seyon sera un plus pour la sécurité. Le passage à niveau non gardé vers les Bains des dames, où un accident s'était produit cet été, sera supprimé Fin septembre, le passage pour piétons non protégé des Bains des dames aura vécu. En lieu et place, un nouveau passage reliera la rive sud à la rive nord du quai Louis-Perrier, quelques dizaines de mètres plus à l'est. La traversée des voies du Littorail sera protégée par des barrières automatiques. Après des préparatifs effectués ces derniers jours, les travaux commencent lundi. Ils marquent le début de la concrétisation d'une transformation de cette entrée de ville adoptée par le Conseil général le 16 septembre 2005. Le projet touche à la conception urbanistique, incluant la sécurité des piétons et des cyclistes, la prise en compte des besoins des TN et une refonte de la circulation routière.

02 sept. 2006, 12:00

Piétons. Le nouveau passage prolongera la liaison verticale existante depuis la rue de l'Evole à l'est de l'Ecole suisse de droguerie. Cette liaison se poursuit jusqu'aux rives du lac, prenant appui sur la rive du Seyon. Pour traverser la voie du Littorail, des barrières automatiques avec signalisation (feux clignotants et signal acoustique) seront installées. Côté voie de circulation routière, les piétons pourront attendre avant de traverser sur un bout de trottoir (bastion d'attente) construit entre la voie et la route.

Route. Aujourd'hui sur trois pistes, la route n'en aura plus que deux. La bande cyclable au nord sera élargie à 1 m 50. Au sud (dans le sens entrant en ville) la piste sera prolongée jusqu'au passage à niveau. Elle s'arrêtera à la hauteur du bastion d'attente côté sud. A l'est du passage piétons, quai Philippe-Godet, un îlot central apportera un supplément de sécurité aux piétons.

Bains des dames. Aujourd'hui, le nouveau restaurant des Bains des dames profite de la proximité du passage à niveau non gardé pour se faire livrer de la marchandise. La disparition de cette facilité n'inquiète pas trop Raphaël Lambelet, tenancier du restaurant. «Nous avons une clé qui permettra aux livreurs d'accéder jusqu'au bout du square. De là, il reste peu à parcourir.»

Suppression d'un risque. La fermeture définitive du passage à niveau non protégé évitera la répétition de l'accident survenu en juillet. Un piéton avait été heurté par le tram Neuchatel-Areuse. «Les travaux actuels n'ont rien à voir avec cet accident, rappelle Jean-Michel Germanier, directeur des TN. Le passage non-gardé est d'ailleurs tout à fait conforme à la loi».

Budget. Le 16 août 2005, le Conseil général a voté une enveloppe globale de 790.000 fr., incluant d'autres éléments que ceux cités plus haut. Sur ce montant, 570.000 fr. sont à la charge de la Ville, tandis que le canton et les TN prennent chacun en charge une somme de 110.000 francs. La participation des TN correspond à la moitié du coût de l'installation du passage gardé. Celle de l'Etat à la plus grande partie du coût de l'élargissement et de la sécurisation du chemin riverain.

Délais. L'autorisation fédérale de construire le passage protégé est tombée le 21 août, indique Jean-Michel Germanier. «Nous avions déposé la demande en février, précise-t-il, soulignant au passage la «lenteur administrative de la Confédération». Les travaux sont prévus pour durer trois semaines. / LBY

Votre publicité ici avec IMPACT_medias