Les profs face à la ministre

Le courant a passé, hier, entre la conseillère d'Etat Sylvie Perrinjaquet et le corps enseignant de l'Université de Neuchâtel. Et ceci même si la cheffe de l'Education, qui s'exprimait devant une septantaine de professeurs, n'a pas annoncé de bonnes nouvelles. «On attendait des nouvelles fraîches, elles l'ont été...», raconte un professeur, qui a cependant apprécié le discours «franc et direct» de la ministre. Celle-ci a annoncé la couleur: il faudra économiser (environ 4 millions sur le budget prévu), couper dans la chair, et cela ne se fera pas sans difficultés. «Mais les professeurs sont bien conscients qu'ils doivent être solidaires des difficultés du canton, précise un autre enseignant. On fera les sacrifices qu'il faudra. Qu'on nous donne une enveloppe budgétaire, et on s'organisera.»

01 févr. 2006, 12:00
Baisse des salaires proposée

Chacun s'est exprimé librement devant la cheffe du Decs. A même été lancée l'idée d'une réduction volontaire des salaires des professeurs. «Sylvie Perrinjaquet a rappelé que l'Université restait une priorité du canton, ajoute un participant. Il semble qu'elle ait envie qu'on lui fasse des propositions, via les facultés, et pas forcément par l'intermédiaire du rectorat. Elle a plaidé, en tout cas, pour une vraie transparence.»

L'attention portée à la microtechnique (démesurée selon certains) et le nombre important de postes récemment créés dans l'administration ont également fait l'objet de discussions. Mais au final, Sylvie Perrinjaquet a su créer, semble-t-il, un climat de confiance. / frk