Les ouvriers réclament le droit de partir en grandes vacance à la belle saison

A l'appel du syndicat Unia, une centaine d'ouvriers du bâtiment ont observé vendredi une pause de midi prolongée sur un chantier de Marin, à l'appui d'une hausse de 150 fr. par mois et pour le droit à trois semaines de vacances consécutives.

03 oct. 2014, 15:58
Les ouvriers de plusieurs entreprises ont rejoint leurs collègues sur le chantier de Marin.

Près d'une centaine d'ouvriers du bâtiment de différentes entreprises se sont réunis vendredi à midi sur le chantier d'un quartier en construction à Marin. Ils ont observé une pause prolongée agrémentée de grillades et d'une paella géante.

Cette action syndicale avait pour but de manifester l'appui des employés  de la construction de la région aux revendications liées à la renégociation de la convention collective de travail (CCT) nationale et de l'avenant  neuchâtelois à cet accord, qui n'a pas été modifié depuis 1998.

Sur le plan national, Unia revendique une hausse salariale de 150 fr. par mois pour tous. Dans le cadre de la renégociation de la CCT nationale, qui sera renégociée l'an prochain, le syndicat a réalisé un sondage auprès de 15 000 salariés de la construction. "Dans le canton de Neuchâtel, la revendication principale  est de pouvoir disposer de trois semaines de vacances consécutives durant la belle saison", explique la secrétaire d'Unia Silvia Locatelli. C'est déjà possible dans certaines entreprises mais les représentants patronaux refusent d'en faire un droit, explique le syndicat.

Unia revendique 10 000 membres dans le canton de Neuchâtel, dont un millier sont des employés du gros oeuvre. Le fort attachement des maçons à une pause d'au moins trois semaines en été s'explique par l'origine de ces travailleurs: 90% sont Portugais, les 10% restants étant Espagnols, Italiens et Albanais. Les Suisses sont très rares.