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Le train avance, mais les wagons sont vides

10 juil. 2010, 07:59

Vous avez écouté le «spécial canton de Neuchâtel», mardi à la Radio romande? Aux yeux des autres Romands, on ne devait pas avoir l'air très malin: après «Save Willy», c'était «Save Neuchâtel»...

J'ai bien aimé l'intervention de l'historien Jean-Pierre Jelmini à propos des cycles: actuellement, ce n'est pas glorieux, mais la roue va finir par tourner. J'ai moins aimé l'intervention sur le Transrun, selon laquelle «il ne se passe pas grand-chose». C'est faux. Enfin pas tout à fait.

J'explique. Le dossier avance. Mais le bon peuple est en droit de penser qu'il ne se passe rien. Car à part quelques conférences de presse guère palpitantes où le Conseil d'Etat et les CFF s'envoient mutuellement des fleurs, à part des communiqués technico-politiques inintéressants, c'est le désert.

Un comble quand on sait à quel point le Transrun - et son papa le RUN - améliorera fondamentalement la situation du canton (en tout cas moi j'y crois!). A commencer par ce fichu conflit Haut-Bas qui bloque tous les dossiers. Et sans parler d'un mot que plus personne ne prononce: élan.

Mais non. Pas de campagne de communication. Pas de pavillon d'information. Pas de flyer. Pas d'enthousiasme. Rien. Résultat: une multitude d'experts sont en train de plancher sur un projet qu'il faudra ensuite vendre aux Neuchâtelois tellement il aura été dénigré dans l'intervalle.

Ouhouh!, Messieurs Nicati, Hainard et Studer - ce sont les pilotes du train -, il est urgent de faire une annonce dans les gares. Genre: «Nous croyons profondément à ce projet et nous allons vous expliquer pourquoi.»

Histoire de ne pas laisser la population sur le quai.


 

 

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