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Le restaurateur violeur écope de sept années de prison

Sept ans de privation de liberté pour viols, contraintes sexuelles et abus de détresse à l'encontre de ses employées! La peine prononcée hier par la Cour d'assises à l'encontre d'un restaurateur neuchâtelois a empli de joie quatre des plaignantes présentes dans la salle. Six ans durant, cet homme, jusque-là très honorablement connu, a usé et abusé de sa position pour obtenir toutes sortes de faveurs sexuelles. De l'invraisemblable nombre de délits commis sur ces 22 jeunes femmes étrangères - souvent incapables de former une phrase entière en français - la Cour d'assises n'a pas retenu toutes les préventions. Mais les plus lourdes, odieuses et abjectes sont belles et biens avérées pour les six jurés. La plus haute juridiction cantonale a reconnu coupable le restaurateur de «deux viols, trois contraintes sexuelles et un nombre indéterminé mais très élevé d'abus de détresse», a souligné le président Nils Sörensen.

22 nov. 2007, 12:00

La Cour d'assises n'a donc de loin pas suivi le mandataire de l'accusé. Hier matin, l'avocat estimait que son client s'était juste rendu coupable d'une tentative de contrainte et de désagréments contre deux de ses employées. Sans trop y croire, l'avocat de la défense demandait l'acquittement au bénéfice du doute, tout en reconnaissant «un comportement détestable de l'employeur». Détestable? Ignoble plutôt selon l'une des mandataires des dix plaignantes. Pour elle, les 22 pages de l'ordonnance de renvoi ne sont que la pointe de l'iceberg.

«Je n'ose pas imaginer le nombre réel de femmes qui ont été abusées.» Dans son établissement public, dans une pièce de sa villa qu'il mettait à disposition des jeunes femmes en rupture avec la société ou au domicile même de ses victimes. Incisive, cette avocate s'en est également prise à la concubine du restaurateur. «Elle était parfaitement au courant», a-t-elle tonné. De même, elle souhaite qu'un témoin de la défense rende lui aussi compte à la justice. Employé du restaurateur, il a, comme son employeur, traîné dans la boue l'une des deux femmes violées; en parfaite contradiction avec ses déclarations durant l'instruction. Contrairement au prévenu, un témoin n'a pas le droit de mentir au juge! Une autre avocate a relevé la complète perversité de l'accusé, qui n'a pas hésité à dénoncer sa jeune victime au foyer où elle résidait. Il prétendait qu'elle fumait du cannabis, le test d'urine s'est révélé négatif.

La Cour d'assises a relevé la frappante dichotomie de l'accusé. «Sa réussite sociale et ses actes de sauvagerie restent une énigme.» Ce trouble de la personnalité n'entame cependant pas sa responsabilité pénale, a conclu Nils Sörensen. /STE

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