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Le remplacement prend du temps

A dix jours de sa retraite, Michel Egloff n?a pas encore de successeur. L?oiseau rare qui sera désigné continuera de se partager entre la direction du Laténium et l?enseignement Pas simple, apparemment, de remplacer Michel Egloff! Le professeur d'archéologie et directeur du Laténium prendra sa retraite à la fin du mois, et le Conseil d'Etat neuchâtelois n'a toujours pas désigné la personne qui lui succédera. Pressé par le temps, le gouvernement pourrait procéder à une nomination la semaine prochaine.

21 sept. 2006, 12:00

«Il y a deux ans que j'ai annoncé que je finirais le 30 septembre 2006 et que je ne ferais pas un jour de plus», affirme Michel Egloff, décoré mardi soir des Palmes académiques françaises. Il veut bien mettre au courant son successeur, mais pas assurer d'éventuel intérim.

La civilisation de La Tène s'est-elle transformée en civilisation qui traîne? «Il n'y a pas eu de ralentissement, à part la pause estivale», répond Suzanne Béri, chef du Service cantonal des affaires culturelles. Mais les multiples casquettes en jeu n'ont apparemment pas facilité les démarches. Pour mémoire, Michel Egloff cumulait depuis plusieurs années les fonctions de directeur du Laténium-Musée et parc archéologique (50%), de chef du Service cantonal d'archéologie (12%) et de professeur ordinaire d'archéologie préhistorique à l'Université (33%).

Rien qu'à l'Uni, le mécanisme de désignation est assez long, «la procédure pour choisir les professeurs est beaucoup plus rigoureuse qu'auparavant», explique la porte-parole du rectorat, Claudine Assad. Et, ajoute-t-elle, «les critères ne sont pas forcément les mêmes à tous les niveaux».

Délibérations secrètes

Une commission de recrutement a été coprésidée par Suzanne Béri et Jean-Jacques Aubert, doyen de la faculté des lettres et sciences humaines. Appréciations divergentes entre l'Uni et l'administration cantonale sur les candidats ou l'organigramme? «Les délibérations restent internes», se défend la co-présidente. Une chose l'emporte au final: «Une volonté de maintenir un lien très fort entre le musée et l'Université, pour avoir une caution scientifique», affirme Suzanne Béri.

Ainsi, une seule personne devrait bel et bien remplacer Michel Egloff, assumant à 50% un rôle de professeur extraordinaire à l'Institut d'archéologie et à 50% la direction du musée d'archéologie. Mais ce poste sera redessiné, ne comprenant plus la fonction de chef du Service d'archéologie. Un nouveau siège d'adjoint à mi-temps sera mis au concours ultérieurement.

«Nous aurions tous préféré un directeur du Laténium à plein- temps et une chaire complète à l'Université, mais nous n'avons actuellement pas les moyens d'engager deux personnes à de tels postes», commente Jean-Jacques Aubert. L'Université fera le joint avec des maîtres-assistants, en tout cas jusqu'en 2008, échéance de son plan quadriennal. «La question pourra alors se reposer dans le cadre d'une réflexion plus large sur la composition de la faculté», précise le doyen des lettres. Après passage devant la commission mixte Etat-Université, la faculté, la commission de contrôle universitaire et le rectorat, un rapport devrait parvenir ces jours à la cheffe du Département de l'éducation et de la culture. Sylvie Perrinjaquet soumettra alors le dossier au plénum gouvernemental. / AXB

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