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Le panier de la Superette déborde de superlatifs

Vendredi soir, une foule nombreuse s'était déplacée pour l'ouverture du festival Superette, qui s'est tenu durant tout le week-end à la Case à chocs. Al'occasion de cette Superette, vendredi et samedi à la Case à chocs à Neuchâtel, trois scènes avaient été aménagées, proposant ainsi une certaine diversité qui a pu être salvatrice par moments.

03 déc. 2007, 12:00

Les choses sérieuses commençaient avec les atypiques Zombie Zombie, un duo qui allait livrer un concert oscillant entre musique électronique et psychédélisme. Des boucles de synthétiseurs et de la rythmique assez lente se dégageait une ambiance oppressante renforcée par des cris et des effets de distorsion.

Pendant ce temps, the Glass évoluait dans un tout autre registre sur la scène du Namasté. Son mélange d'electro lorgnait vers le punk. Il en découlait une énergie folle, qui ne tardait pas à mettre le feu au Namasté au propre comme au figuré. En effet, celui-ci devait être évacué à cause d'une fumée trop persistante. Le public se voyait contraint de se serrer dans la grande salle où the Passions s'agitait derrière son laptop pour un résultat brutal faute d'être original.

Il ne restait que la scène installée dans le couloir pour trouver un peu de calme auprès du collectif Kitten Recordings, qui y distillait une techno minimale de la meilleure facture. Le son y était plus léger, plus aérien et l'air plus frais, l'idéal pour se remettre du traitement de choc imposé plus haut.

Un traitement que Data allait par ailleurs prendre un malin plaisir à prolonger, n'hésitant pas à piocher dans les références désormais classiques du genre signées par Digitalism, Boyz Noize ou Justice. Le ton était donné et le public semblait réceptif à ces sons lourds et saturés et ces breaks somme toute prévisibles. Aucune raison donc pour que DJ Missil change de registre, elle qui semblait tout autant apprécier et ne voulait pas faire mentir son nom de scène.

Le Namasté a finalement pu offrir une fin de nuit plus calme avec le live de Digitaline. Le duo a proposé une vision plus linéaire et épurée de la musique électronique, déroulant un groove minimal réparateur pour les oreilles encore grésillantes.

La Superette était donc lancée sur les chapeaux de roue et remportait un tel succès populaire qu'il est légitime de se demander si le nom de Supermarché ne serait pas plus adapté à la prochaine édition. Rien n'indiquait que la fréquentation du lendemain serait en baisse, étant donné que la programmation était sensiblement du même acabit. On regrettera cependant l'homogénéité de cette dernière, frôlant par moments la redondance au détriment d'autres découvertes. / VDT

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