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Le NUC gagne avant d'aborder un deuxième tour plus corsé

Le NUC s'est défait en quatre manches de la lanterne rouge Bellinzone pour terminer le premier tour de LNA féminine au quatrième rang avec six victoires et trois défaites, toutes concédées face à des adversaires présumés plus forts. Prometteur et réjouissant.

16 nov. 2009, 11:17

Le NUC a bouclé le premier tour de LNA en dominant la lanterne rouge Bellinzone (3-1) hier à la Riveraine. Une rencontre qui a duré un set de trop, face à un adversaire évoluant sans étrangère, avec juste deux rescapées de la promotion et des juniors autour. Même déstabilisé par le brusque retour aux Etats-Unis de sa centrale Kelly Russel, le «six» neuchâtelois n'avait pourtant pas de quoi ressentir plus grande frousse que celle de l'épouvantail face à un vol d'étourneaux.

Du reste, les deux premiers sets furent une simple «formalité», le NUC - qui jouait avec Laetitia Portmann pour Kelly Russel et Sidonie Glannaz à la place de Sarah Rohrer à l'aile - gérant parfaitement le dosage entre prise de risques et attente des fautes de l'adversaire.

A 2-0, la pause de dix minutes a coupé l'élan des joueuses neuchâteloises. «J'étais content du côté très discipliné des deux premiers sets et j'ai trop insisté là-dessus dans le vestiaire», avouait Philipp Schütz. «Les filles ont ensuite oublié d'être agressives. Les têtes se sont aussi dit que c'était facile. A 2-0, on devient minimaliste.» Le NUC partage avec l'équipe de Suisse de football cette capacité à se relâcher lorsque l'enjeu est moindre...

La troisième manche resta serrée jusqu'à 17-18, avant que Bellinzone n'enfonce le clou à petits coups de marteau, sans même avoir besoin de sortir le maillet, juste en remontant des ballons que les Tessinoises laissaient choir jusque-là. «Leur manière de se battre sur tous les ballons fut très intéressante», remarquait Philipp Schütz. «Avec leur petite taille, c'est là qu'elles peuvent faire la différence.»

Oui, mais pas longtemps. Car si elle connut ensuite le plaisir éphémère de mener au score lors du quatrième set (1-3), la phalange visiteuse redevint rapidement ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être: un adversaire complètement à la merci des Neuchâteloises. Entrée en jeu (pour Sidonie Glannaz) à la fin de la troisième manche, Sarah Rohrer a bien stabilisé l'équipe dans le quatrième set grâce à la qualité de sa relance.

Le NUC boucle ainsi le premier tour à la quatrième place, avec six victoires et trois défaites. «On a battu les formations que l'on devait battre et on a engrangé deux points bonus face à Voléro, alors privé de ses stars européennes», souffle l'entraîneur. «On a perdu un peu bêtement contre Sm'Aesch - on menait 13-11 au cinquième set... - et plus ou moins clairement contre Köniz et Schaffhouse.»

Privé de Kelly Russel, qui ne sera pas remplacée avant Noël, le NUC aborde le second tour avec «tranquilité» et des objecttifs (peut-être) à la baisse. «On va jouer Cheseaux, Bienne et Guin cette année encore, et je veux gagner au moins deux de ces trois parties», glisse Philipp Schütz. «Si l'on y parvient, on devrait «survivre» jusqu'à Noël. Ce sera un beau défi pour nous, et je suis sûr que mon équipe est capable de le relever. Dès janvier, on pourra compter sur une seconde étrangère.»

La rencontre d'hier fut l'occasion pour Tania Hübscher de faire ses premières rotations en LNA. «Elle s'entraîne deux fois par semaine avec nous, en plus de ses entraînements avec la première ligue», sourit le coach. «C'était pour elle un petit dessert, une manière de la remercier de ses efforts. Elle est jeune (17 ans) et a beaucoup de talent. Elle n'a malheureusement pas marqué de point parce que son attaque a été défendue, mais elle était là et elle n'a pas eu peur. ça me plaît!» /PTU

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