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Le monologue acouphène agace

30 janv. 2009, 09:23

Après avoir mené des études de journalisme à l'étranger, Laura (Céline Bolomey) est de retour à Genève. Instable, elle vient de rompre avec son ami Jérôme (Frédéric Landenberg). Virée de son nouveau job qui ne lui plaisait guère, la jeune femme s'abandonne à une solitude mal assumée. Un soir, Laura croise le chemin de Simon (Gabriel Bonnefoy), un adolescent en rupture de ban. Elle l'héberge dans son appartement, alors qu'elle ne sait rien de lui. Un jeu de pouvoir s'instaure entre ces deux êtres mal aimés…

Après «On dirait le Sud» (2002), tourné en deux jours et dont la facture «sur le fil du rasoir» a été récompensée par le Prix du cinéma suisse de la meilleure fiction, le Genevois Vincent Pluss tente de renouveler cet exploit en s'aventurant dans le territoire risqué du fantastique. Avec un budget à peine plus élevé, mais un temps de tournage plus orthodoxe, Pluss relève un défi souvent tenté au cinéma, en nous faisant entrer dans l'esprit, un brin torturé, de sa protagoniste.

Durant une bonne demi-heure, le cinéaste capte l'attention du spectateur, en collisionnant des images subjectives au statut ambigu. Las, le monologue intérieur, qu'il prête à son héroïne, finit par agacer, au point de ruiner les ambitions affichées par ce deuxième long métrage très (trop) attendu.

Neuchâtel Studio; 1h30

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