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Le Jura n'exclut pas un référendum pour défendre son industrie du tabac

Le canton du Jura veut défendre son industrie du tabac menacée par l'accord de libre-échange agroalimentaire négocié entre la Suisse et l'Union européenne. Le ministre Michel Probst n'a ainsi pas exclu le recours au référendum des cantons.

24 mars 2010, 16:17

Une disposition de l'accord prévoit d'interdire la production et l'exportation des cigarettes avec un taux élevé de substances nocives. Si la Suisse devait reprendre cet acquis communautaire, son industrie du tabac en serait affectée. Le coup pourrait être sévère pour le Jura qui abrite une usine du groupe British American Tobacco (BAT).

«Le gouvernement défend activement les intérêts jurassiens avec les autres cantons concernés», a expliqué le ministre de l'économie Michel Probst ce matin devant le parlement. Les cantons du Jura, de Neuchâtel, de Vaud et de Lucerne se sont regroupés pour défendre leurs intérêts. L'industrie du tabac emploie 4000 personnes en Suisse.

Référendum des cantons

Répondant à une interpellation, le ministre Michel Probst n'a  donc pas exclu d'avoir recours au référendum des cantons inscrit  dans la Constitution fédérale. Si huit cantons le demandent, une loi  fédérale ou un accord peut être soumis au peuple. Ce fut notamment  le cas avec le paquet fiscal.

Dans le Jura, ce sont 500 emplois de l'usine de production de BAT  sur le site Boncourt qui sont directement menacés, a averti le  député chrétien-social David Eray. Le Jura redoute qu'une  interdiction de produire de telles cigarettes en Suisse n'incite les  groupes de cigarettiers à délocaliser tout ou partie de leurs  activités.

Ces cigarettes avec des teneurs en goudron, en monoxyde de  carbone et en nicotine plus élevées sont interdites de vente en  Suisse ainsi qu'au sein de l'Union européenne. Elles sont exportées  vers d'autres régions comme le Moyen-Orient ou l'Asie. /ats

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