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Le Grand Conseil neuchâtelois refuse un virage écologique dans les cantines du canton

Les cantines, hôpitaux ou EMS neuchâtelois ne proposeront pas un minimum de repas "bio", ou concoctés avec des produits de la région. Par 58 voix contre 54, le Grand Conseil neuchâtelois a refusé ce virage écologique que proposaient les Verts.

25 juin 2014, 13:01
Les cantines du canton ne devront pas proposer un minimum de repas bio.

Les cantines, hôpitaux ou EMS neuchâtelois ne proposeront pas à leurs pensionnaires un minimum de repas «bio». Par 58 voix contre 54, le Grand Conseil neuchâtelois a rejeté mercredi un postulat visant à garantir une telle alimentation dans ces institutions.

Formulée par les Verts, la proposition demandait qu'au moins 50% des aliments servis dans ce cadre soient issus de l'agriculture biologique, qu'il s'agisse de produits de saison et régionaux et que l'utilisation exceptionnelle de produits exotiques provienne du commerce équitable. Le projet aurait eu une incidence sur quatre millions de repas fournis chaque année dans le canton.

Lutte contre l'obésité 

Selon les Verts, l'adoption du postulat devait servir des objectifs de santé publique, comme la lutte contre l'obésité ou contre les agents perturbateurs présents dans l'alimentation. Le projet se présentait également comme un moyen de promotion d'une agriculture de proximité fondée sur les principes de durabilité.

Proposition rejetée à la raclette

Avant le vote final, le Conseil d'Etat s'est montré ouvert à la mise en oeuvre du postulat, sous réserve d'une modification. Accepté par 85 voix contre 23, celui-ci demandait d'éliminer de la proposition des Verts toute référence à des objectifs chiffrés ou des délais d'exécution.

La démarche gouvernementale n'a pas suffi à sauver le postulat, finalement rejeté par 58 voix contre 54. Les Vert'libéraux ont soutenu la proposition inititiale des Verts, de même qu'une large majorité du groupe socialiste.

Droite majoritaire opposée à un contrôle des assiettes

Les députés PLR et UDC ont en revanche refusé le projet, relevant qu'il n'appartenait pas à l'Etat de s'occuper du contenu des assiettes. De surcroît, aux yeux de la droite, les contrôles de conformité des aliments servis dans les cantines auraient représenté une charge administrative intolérable.

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