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Le débit du Doubs moins tumultueux

29 févr. 2008, 12:00

L'exploitant du barrage du Châtelot prend une «mesure volontaire immédiate» pour atténuer les effets des grosses libérations d'eau. La Société des forces motrices du Châtelot (SFMC) a annoncé hier ce geste pris «en faveur de tous les milieux sensibles à l'impact produit sur le Doubs par l'exploitation des installations».

Concrètement, le règlement actuel autorise le passage au turbinage maximum de 50 m3 d'eau par seconde en un quart d'heure. Désormais, l'exploitant respectera un palier d'une heure à mi-débit avant d'augmenter les groupes à pleine puissance.

La SFMC se réserve néanmoins la possibilité de passer outre cette mesure, en cas de problème d'approvisionnement électrique. Par exemple si le réseau est touché par une panne générale ou si une ligne est coupée, observe Jean-François Zürcher, administrateur délégué de la SFMC. Le barrage du Châtelot serait alors sollicité pour pallier l'insuffisance de courant. «Un cas de force majeure» qui ne s'est toutefois pas produit depuis plusieurs années, précise-t-il.

La SFMC va également étudier une «possible» limitation des variations de débit durant des périodes définies, en collaboration avec les instances officielles françaises et suisses. Vrai, entre l'exploitant du barrage et les pêcheurs, ce n'est pas l'amour fou. Jean-François Zürcher reconnaît que des variations brusques du débit peuvent perturber ceux qui taquinent la truite. «Ce que l'on recherche, c'est le dialogue», indique-t-il.

Enfin, le public peut désormais s'adresser au numéro de téléphone 032 732 49 88 pour connaître les programmes de turbinage prévus. La SFMC a ouvert cette ligne pour répondre aux souhaits des pêcheurs. /djy

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