Le bruit des mâchoires couvre le son des scènes

02 août 2015, 18:45

Record battu à Paléo. Sans me prendre pour Monsieur Soleil, je suggère ce titre pour l'édition de lundi. Je me dévoile sans grand risque. Fréquentation au sommet, bouchons à répétitions certainement, mais un fait est déjà certain: Paléo se mange puisque plus de cent stands de victuailles se disputeront le terrain jusqu'à dimanche.

Il y a longtemps, on partageait une tartine à deux, on s'embrassait et on écoutait un concert. Maintenant, on passe la soirée entre les wraps, le magret de canard en plat principal, le dessert sans gluten s'impose au final. Au deuxième soir, on engloutit un plat éthiopien pour alléger la tartiflette.

Hier, une assiette mauricienne succédait au Malakoff. On garde les Aelpler macaronis pour combler un solide creux ce soir. Pour le week-end, prévoir plusieurs repas: les boulettes de wapiti, le couscous, les tacos, les nuggets, les calamars, les cailles sont encore à déguster. Même si on laisse le curry aux larves d'Inde aux amoureux du vivarium, Paléo rassasie.

Aux tables, on parle musique d'ascenseur pour élévation de l'âme (valable dans un sens). On évoque la musique pour les plantes, celle qui fait rougir la fleur. Un ami assure avoir vu un bac «musique pour chats». Et là, le débat s'enflamme: que faire quand on met le chat dans un lift? Le choix à l'achat du CD est cornélien. Le camarade philosophe conclut: L'ascenseur marche au doigt, pas à l'œil, le chat aux croquettes. Sur scène, Moby à moins que ce soit Doherty, s'époumone. Nous, on avale.