Langues nationales: le Grand Conseil neuchâtelois s'est montré soudé

Le Grand Conseil neuchâtelois a rejoint mardi les parlements vaudois et fribourgeois sur la question de l'enseignement des langues nationales en Suisse.

30 sept. 2014, 19:02
Le Grand Conseil neuchâtelois ne compte que 26 femmes, sur 115 députés.

Le Grand Conseil neuchâtelois s'est montré soudé mardi sur le front de l'enseignement des langues nationales en Suisse. Rejoignant le mouvement des parlements fribourgeois et vaudois, il a adopté à la quasi-unanimité une résolution urgente à ce sujet.

La majorité qualifiée des deux tiers était requise, soit 73 voix sur les 110 députés présents. Le texte élaboré par le groupe libéral-radical en a récolté 108, avec deux abstentions mais sans opposition.

Le texte invite le Conseil fédéral à engager plus de moyens dans la promotion de la compréhension mutuelle entre cultures nationales, et à veiller au bon apprentissage d'une deuxième langue nationale à l'école primaire. Il demande aussi à la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) de veiller à cet enseignement et de combler les lacunes existantes.

Le Conseil d'Etat a soutenu la résolution. Les débats prévus à la CDIP fin octobre promettent d'être nourris entre Romands et Alémaniques, a dit la conseillère d'Etat Monika Maire-Hefti. Toutefois, "nous sommes suffisamment subtils et malins pour ne pas aller à l'affrontement - puisque nous sommes minoritaires - mais pour défendre notre langue" efficacement, a-t-elle commenté.

Les parlements fribourgeois et vaudois ont aussi adopté ce mois-ci des résolutions similaires à celle de Neuchâtel. Ces réactions font suite aux projets de renoncer à l'enseignement du français à l'école primaire dans plusieurs cantons alémaniques.