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La police casse le «contact» dans un bar peuplé de femmes roumaines

Sept mois après avoir mis au jour un réseau de prostitution dans deux établissements publics du Locle, la police neuchâteloise à frappé un nouveau coup mercredi soir, au Landeron. Neuf femmes roumaines ont été renvoyées dans leur pays, deux hommes placés en garde à vue durant 24 heures, et le bar a été fermé. Ce ne sont pas sept mais neuf femmes qui ont finalement été découvertes par la police neuchâteloise, mercredi soir, au bar-contact du Raisin, au Landeron (notre édition de jeudi). Ces «touristes», âgées entre 19 et 34 ans, inconnues des services de police, logeaient (depuis plusieurs mois pour certaines) dans les chambres d'hôtes situées à l'étage de cet ancien hôtel rénové. «Ce n'est qu'à l'arrivée du gérant que nous avons pu visiter les chambres fermées à clé. Nous avons alors découvert deux femmes qui s'étaient cachées. L'une d'elles avait reçu un visiteur», indique Frédéric Hainard, adjoint au chef de la Sûreté.

09 avr. 2007, 12:00

Les filles passaient régulièrement leurs soirées dans ce bar, au sous-sol de l'immeuble, qui abritait jusqu'à mercredi une discothèque. Le Service du commerce et des patentes a signifié une fermeture administrative immédiate de l'établissement. Pour les besoins de l'enquête, les policiers ont placé en garde à vue, durant 24 heures, le tenancier du bar du Raisin, ainsi que son frère.

Pour étayer les éléments du contrôle, la police a également embarqué les neuf «touristes» pour présomption de prostitution. Son exercice est autorisé en Suisse, mais selon toute vraisemblance, ces femmes ne respectaient pas la législation cantonale. De toute manière, leur statut de touriste les empêchait de travailler en Suisse. Or, «elles étaient totalement démunies de moyens financiers. Elles n'avaient aucun argent», éclaire Frédéric Hainard.

Selon ses propos, une partie de ces femmes ont admis qu'elles étaient en Suisse «pour trouver des copains». Edifiant. Sans le sou, ces femmes auraient pu tomber à la merci de profiteurs sans scrupules. Au Landeron, elles étaient, apparemment, libres de leurs mouvements. Néanmoins, leurs conditions d'existence indigne la police. «Je suis touché par la promiscuité qu'elles subissaient. Ces filles se partageaient à deux des chambres de six mètres carrés à peine», relève le numéro deux de la Sûreté. «De telles conditions de vie ne sont pas tolérables au 21e siècle, dans une société évoluée!»

Les neuf femmes ont été libérées après leur audition (et des investigations complémentaires pour certaines). Frappées d'une décision de renvoi, elles se sont vu offrir une aide financière au retour qu'elles ont refusée. Toutes ont choisi de rentrer en Roumanie hier et aujourd'hui. Qui en bus, qui en avion. /STE

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