La météo, ça va, ça vient

27 avr. 2009, 10:32

«Vous habitez quand même dans un sacré pays!» Remarque excédée entendue début mars dans un bistrot de La Ferrière par notre collègue photographe. Lui, étant du coin, était équipé d'une grosse veste, d'un gros pull et de grosses godasses propres à affronter les congères. Au contraire de ce passant, entré là pour se réchauffer sans doute vu les bourrasques de neige au-dehors. Son costar-cravate et ses mocassins prouvaient amplement que cet étranger énervé n'était pas de chez nous.

C'est vrai que les hauteurs jurassiennes sont parfois rudes. Mais quelle infinie variété de climats! Des nuages jaune f½hn du printemps aux ciels transparents de l'automne, et ces brumes hivernales baignant la vallée des Ponts d'une féerie irisée... Un pays au ciel toujours bleu, ça nous plomberait le moral. Cela dit, quand on part en vacances, en principe c'est pour trouver le beau. Les fêtes de Pâques, je les ai passées à Majorque. Il paraît qu'au Locle, c'était l'été. Sur cette île enchanteresse en temps normal, pas du tout. Ce jour-là, nous avions eu droit à une mini-tempête le matin, et à l'heure de l'apéro, on sirotait mélancoliquement une sangria dedans, vu le déluge tombant dehors. Le syndicat d'initiative touristique faisait tout son possible pour maintenir le moral des troupes, mais là, franchement, c'était exagéré: à la page météo du canard du coin, c'était soleil au nord, au sud, à l'est, à l'ouest, soleil partout. Nous adressons donc un salut fraternel à ce lecteur qui avait barré toute la carte de Majorque d'un rageur «mentiras!»