La gestion attaquée de front

08 avr. 2008, 12:00

Le député bernois Maxime Zuber se montre très entreprenant ces temps-ci sur ce qui touche à l'Arc jurassien. Après le dépôt d'une motion relative aux frontières cantonales, le maire de Moutier est revenu hier à la charge pour demander au Conseil exécutif bernois de sortir la Haute Ecole Arc (HE-Arc) de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Sa motion urgente intitulée «Les cantons de l'Arc jurassien doivent quitter la structure HES-SO» s'en prend directement au système de gouvernance de la Haute Ecole spécialisée. Selon Maxime Zuber, cette structure est autobloquante et sa direction peu prompte à favoriser les petites régions. Cette lourde administration placerait «l'enseignement au second plan» et les cantons au simple «rôle de bailleurs de fonds dont le pouvoir est remis entre les mains de quelques technocrates». Et le parlementaire bernois de demander à son exécutif de dénoncer les concordats intercantonaux et de proposer à Neuchâtel et Jura d'examiner rapidement un plan B. Avec pour options, soit la création d'une nouvelle HES bilingue née de la fusion de la HE-Arc avec la Berner Fachhochschule, soit une alliance entre l'actuelle HE-Arc, la HEP-Bejune et l'Université de Neuchâtel.

Présidente du comité stratégique de la HE-Arc, Sylvie Perrinjaquet craint que la motion n'ait un effet contraire. Diplomate, la conseillère d'Etat neuchâteloise ne prend pas la motion à la légère, mais relève qu'une réflexion a déjà été lancée, à huis clos, sur un nouveau modèle de gouvernance de la HES-SO. «Une décision sera communiquée cet automne», assure-t-elle. Quand à une collaboration accrue avec les universités, «elle se fera de toute façon», conclut-elle. / ste