La foi qui renverse les montagnes

«Transformer la difficulté, l'adversité en moteur, en élément de progrès: il y a dans cette démarche comme un avant-goût d'Evangile», écrit Laurent Borel, dans «la Vie protestante neuchâteloise» de janvier. La VP a revu en profondeur sa maquette, avec des textes un peu plus courts et mieux illustrés. Les activités paroissiales et communautaires sont aussi mieux mises en valeur.

30 janv. 2006, 12:00

Pourtant, l'automne dernier, c'était la douche froide. En proie à de sérieuses difficultés financières, l'Eglise réformée évangélique neuchâteloise (Eren) demandait à la VP de rogner 13% sur son budget de 540.000 francs. Or un sondage venait de révéler que ce périodique - distribué dix fois par an aux 31.000 ménages neuchâtelois se déclarant de confession protestante dans leur déclaration fiscale et à un millier d'abonnés - connaissait un taux de lecture de 65%.

Economiser 70.000 francs

«Ce chiffre nous a ébahis. Il prouve qu'une place existe pour ce genre de presse de réflexion», témoigne Laurent Borel. Ce journaliste professionnel est salarié à 80%, entouré par un comité de rédaction bénévole et par Pierre-Alain Heubi, employé à 50% comme rédacteur des nouvelles de l'Eren et courtier (publicité et abonnements couvrent environ 5% du budget). Dès lors, l'équipe de la VP a mobilisé foi et énergie pour faire mieux avec des moyens très modestes.

Pour réaliser 70.000 francs d'économie, il a fallu «limer tout ce qu'on pouvait», explique le rédacteur. Il a par exemple repris lui-même le montage des pages assurés jusque-là par l'imprimeur. La ligne éditoriale, elle, n'a pas varié.

«La VP n'est pas un outil de prosélytisme, mais un moyen de témoigner que l'Eglise veut être dans la société», affirme Laurent Borel. Sexualité, familles recomposées, découverte d'autres pensées: quasi aucun tabou ne limite la volonté de mise en perspective d'une société contemporaine qui, «si elle est de moins en moins religieuse, a soif de spiritualité, hors du matérialisme et de la performance». / axb

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