La Fédération du Transjuralpin veut une 4e liaison au TGV via Neuchâtel

26 oct. 2010, 17:11

Non seulement les trois liaisons au TGV quotidiennes entre Berne et Paris – dont une sans changement de train – sont rentables, mais une quatrième liaison répondrait à un besoin. Et, du point de vue technique, elle pourrait être mise en place sans difficulté.

Tel est le message adressé par la Fédération du Transjuralpin (FTJA) à la compagnie Lyria, qui gère les liaisons au TGV entre Paris et la Suisse.

La FTJA a présenté aujourd'hui la pertinence et les perspectives d'une quatrième ligne entre Paris et Berne, via Neuchâtel et Pontarlier, lors d'une conférence de presse. Ces conclusions ressortent d'une étude d'un bureau d'ingénieurs spécialisés, mandaté par la fédération.

La FTJA regroupe une vingtaine d'entités politique et économiques qui, de part et d'autres de la frontière francosuisse, se battent pour le développement, sinon le maintien des liaisons entre Berne et Paris.

Pourquoi ce message? «Parce que si nous ne nous manifestons pas maintenant, la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône risque de se transformer en rouleau compresseur», répond Philippe Alpy, maire de Frasne (France).

L'entrée en service, en décembre 2011, de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône débouchera en effet sur une réduction du temps de trajet entre Berne et Paris, via Bâle. Or chat échaudé craint l'eau froide: la FTJA s'était mise en colère, l'année dernière, lorsque Lyria avait décidé de supprimer une rame entre Berne et Paris.

Plusieurs instances – dont le canton de Neuchâtel – s'était alors démenées pour trouver une solution de substitution. /pho-réd