La crise n'entame pas le moral des firmes suisses à Hanovre

La Foire industrielle de Hanovre a été placée cette année sous le signe de l'innovation sur fond de récession économique. Quelque 6150 exposants, venus de 61 pays, dont 135 de Suisse, ont rivalisé d'inventivité pour contrer les effets de la crise.
25 avr. 2009, 11:02

Les entreprises suisses présentent dans le nord de l'Allemagne de lundi à hier ont fait le déplacement pour présenter leur savoir-faire et leur dynamisme. La Foire de Hanovre constitue le plus grand rendez-vous international de l'année dans le secteur de l'industrie et des technologies.

Du senseur lumineux incrusté dans les vêtements (www.stella-project.eu) à la puce électronique pour oscilloscope utilisée dans le domaine médical (Institut Paul Scherrer à Villigen, AG), en passant par une prise électrique classique pour recharger les batteries des voitures électriques (European Automobile Manufacturers Association), de nombreux exposants ont fait le plein d'idées. La mauvaise conjoncture n'a pas altéré le moral des troupes. «Malgré notre baisse du chiffre d'affaires de plus du tiers depuis début 2009, on est venu pour la première fois exposer à Hanovre afin d'encore mieux nous vendre», relève Hermann Schneider, responsable de vente de l'entreprise de fabrication de fraises à fileter, Xactform, à Neuchâtel.

«Nos affaires tournent au ralenti. Elles sont plutôt saccadées, mais c'est important de se montrer à l'étranger, même très loin», argumente Patrick Wenger, directeur de l'entreprise de décolletage Wenka, à Courgenay. Celui-ci, présent pour la 24e fois à Hanovre sur le stand commun de l'Osec (en charge de la promotion des exportations), estime qu'il est important d'être chapeauté par un organisme helvétique de ce genre: «La précision suisse est appréciée en Allemagne, même en période de mauvaise conjoncture.»

Le secteur automobile en effervescence avec les voitures hybrides, à gaz ou électriques a aussi séduit les visiteurs de Hanovre, notamment VW avec un l'un des plus grands stands. Malgré la crise dans ce domaine, la société saint-galloise Federtechnik Kaltbrunn (technique des ressorts) estime important d'exporter son savoir-faire.

«Même si nous avons une importante activité dans le domaine automobile, nous n'avons pas trop de souci pour écouler nos produits, car nous sommes très diversifiés», relève Toni Rüegg, responsable de vente.

«Le marché réagit en cascade. On s'adapte en conséquence même si nous avons enregistré une baisse de 30% de notre chiffre d'affaires depuis janvier», admet Patrick Grobéty, technico-commercial chez Vorpe (réducteurs d'engrenages) à Sonceboz. /ats