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La chronique de Christophe Bugnon: sept d'un coup

Dès aujourd'hui, retrouvez la chronique hebdomadaire de l'humoriste neuchâtelois sur notre site. Ce vendredi, Christophe Bugnon se lâche sur... l'Hôpital neuchâtelois.

02 juin 2017, 14:59
/ Màj. le 02 juin 2017 à 15:11
Christophe Bugnon se lâche... sur l'Hôpital neuchâtelois.

Sept d’un coup. On n’avait plus vu ça depuis le "Vaillant petit Tailleur". Je propose qu’on surnomme madame Pauline de Vos Bolay la vaillante petite tailleuse. Parce qu’à HNE ça taille dans les effectifs. Heureusement pas par licenciements, mais par démissions. Sept médecins d’un coup cette semaine. Mais rassurez vous: "Ça ne va pas péjorer les soins." Alors ils faisaient quoi ces sept avant de partir? Des sudokus?

Il y a aussi les assistants. Vous savez ces jeunes médecins surexploités et sous-payés (ils se rattrapent après, soit dans le public pour soigner leurs patients, soit dans le privé, pour soigner leurs comptes en banque). Treize (le chiffre était mal choisi pour que ça porte chance). Pas de licenciements ou de démissions non: ils se sont désistés. Mais Théo Huguenin-Elie nous assure que ce n’est pas grave, car ça fait des années que tout le monde part. Ah, ouf!

La présidente de HNE nous explique que si ces personnes sont parties, ou pas venues, c’est parce qu’il y a une absence de projet pour l’hôpital. Et le résultat de la votation populaire du 12 février elle l’a vu? Il est tout dedans le projet. Fini les brainstormings de visions stratégiques. Faut appliquer.

Du coup certains exigent la démission de la présidente, car elle ne fait pas tout pour mettre en œuvre l’initiative. Evidemment, elle était contre. C’est un peu comme si David Cameron, n’avait pas démissionné après le vote sur le Brexit, et qu’on lui reproche de trainer les pieds. Dans notre hôpital, on se cramponne plus à sa place au conseil d’administration qu’à son poste de médecin. Il faut dire que sur un CV, un passage à la direction de HNE ne fait pas forcément monter votre cote. Autant écrire que vous étiez en taule. Je sais, madame de Vos va nous dire qu’on ne quitte pas un navire qui est en train de sombrer (à part Schettino). Sauf que quand on a sciemment foncé sur l’iceberg, on peut.

Le mieux serait sûrement de laisser travailler le groupe de travail (il y a deux fois travail, c’est pour glisser un message subliminal) chargé de mettre en œuvre l’initiative. Mais j’ai un doute sur le casting. Pour rester dans les métaphores navales, alors que le cap a été fixé, mettre huit politiciens d’eau douce à la barre, tirant chacun de son côté, risque de faire zigzaguer le navire encore un moment. Les politiciens c’est bien pour les idées (quand ils en ont), on est maintenant en phase de réalisation, envoyons les manger des petits fours ailleurs et réalisons, avec ceux qui connaissent le domaine et qui adhérent au projet.

Et si dans six mois nous n’avons pas de solutions: je postule. Depuis le temps que HNE fait rire tout le monde, un humoriste à sa tête sera plus que logique. Car comme le disait un célèbre comique bernois Johann Schneider-Amman: "Rire, c’est bon pour la santé."

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