Votre publicité ici avec IMPACT_medias

L'invitation à la valse...

L'opérette? C'est la bonne conscience du trompe-l'oeil, le versant décontracté des grands sentiments, un pied de nez à tous les snobismes! «La Veuve joyeuse», de Franz Lehar, c'est la fête que se sont offerte dimanche les spectateurs du théâtre du Passage à Neuchâtel, plein à craquer.

07 mars 2006, 12:00

Une coproduction de l'Orchestre symphonique neuchâtelois (OSN), dirigé par Théo Loosli, le Berner Konzertchor et L'avant-scène opéra.

Transcendante d'éclat

Pour aborder l'opérette il faut savoir parler, chanter, danser, jouer la comédie et souffrir en tragédienne, lorsqu'on possède la plus grosse fortune du pays, héritée d'un mari défunt et que Danilo, le jeune homme d'honneur convoité, n'en veut pas... Une affaire d'Etat!

Le don des langues, excellente diction allemande, et la versatilité des styles ne sont pas les moindres qualités de Brigitte Hool, soprano, dans le rôle de Hanna, la veuve joyeuse. Dans le deuxième acte, elle est transcendante d'aisance et d'éclat. Lors de la garden party qui commence par une danse, elle soulève littéralement l'auditoire en chantant l'air de «Vilja». L'ovation du public a longtemps interrompu l'exécution. Ivan Orescanin, ténor, dans le rôle de Danilo, est magnifique tant en voix qu'en présence.

Ce grand brassage de personnages, tous excellents chanteurs, est une continuelle invitation vers le flux mélodique. Même sans le savoir, on l'a dans la tête cette musique. Ces airs-là, on les a toujours chantés et ils accompagneront l'auditeur longtemps, longtemps après que le spectacle a disparu...

Peu d'éléments scénographiques, le metteur en scène Helke Quissek privilégie les mouvements de foule, excellent Berner Konzertchor, il exprime la force vive, on rêve d'enjamber la fosse d'orchestre pour se mêler à la valse...

Public chaleureux

L'OSN s'est surpassé, bois, cuivres, violons d'une tendresse angélique, conduits par Joan Gramatic, harpe (Marie-Luce Challet) pour soutenir les amours de Hanna et Danilo. L'ouverture orchestrale du deuxième acte, à elle seule, aurait mérité de longs applaudissements: le public s'est retenu. Il s'est chaleureusement manifesté à la fin. / DDC

Votre publicité ici avec IMPACT_medias