L'Idheap tance le canton de Neuchâtel et congratule celui du Jura

Le Jura est le canton romand qui présentait la meilleure situation financière en 2009 avec une 11e place. Sur le plan suisse, c'est Appenzell Rhodes-Extérieures qui remporte le classement des grands argentiers cantonaux. Bâle-Campagne est le plus mauvais élève, selon le classement dévoilé aujourd'hui par l'Institut de hautes études en administration publique (Idheap) et PME Magazine.

27 oct. 2010, 17:03

Les autres cantons romands figurent dans le bas du classement. Neuchâtel occupe l'antépénultième rang, devant Uri et Bâle-Campagne. Valais est 14e, Genève 16e, Vaud 20e et Fribourg 22e. Quant à la Confédération, elle est au-dessus de la moyenne des cantons.

Gestion financière
«Le Jura est en bonne, voire très bonne situation financière», a estimé Nils Soguel, professeur à l'Idheap. Ce canton a obtenu ce bon résultat grâce à la qualité de sa gestion financière, en particulier la maîtrise de ses dépenses courantes.

Contrairement à d'autres cantons romands comme Genève ou Vaud, le Jura doit composer avec une moins bonne santé financière de départ en raison de sa taille et de sa situation géographique. Un retard qu'il a su rattraper avec la qualité de sa gestion financière.

Point de triomphalisme chez le vainqueur du jour. «Je suis fier de ces résultats mais je ne suis pas là pour fanfaronner», a déclaré le ministre jurassien des Finances, Charles Juillard. «Cela fait plaisir par les temps qui courent», a-t-il ajouté, allusion à son score décevant au 1er tour des élections au gouvernement.

Bons résultats d'ensemble
Globalement, les résultats des cantons sont bons, a commenté Nils Soguel. Le ralentissement conjoncturel pressenti pour 2009 a poussé l'ensemble des cantons à un surcroît de rigueur. La note de la Confédération figure elle au-dessus de la moyenne.

L'année dernière, le canton de Nidwald avait lui remporté ce classement. Ce comparatif réalisé depuis 1999 permet de mettre en lumière les développements de la situation financières d'une collectivité publique sur la base du dernier exercice connu. Il n'intègre pas les jugements liés à la réputation ou à l'histoire. /ats