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L'hôtelier nie avoir violé ses jeunes employées

L'hôtelier neuchâtelois accusé de viols, de tentative de viol et d'abus sexuels sur plusieurs de ses anciennes employées nie toujours les accusations portées contre lui. Renvoyé une première fois devant le Tribunal correctionnel du Val-de-Ruz, il devra cette fois répondre de ses actes devant la Cour d'assises. L'hôtelier-restaurateur du Val-de-Ruz qui a comparu hier en audience préliminaire devant la Cour d'assises du canton de Neuchâtel continue de contester la quasi-totalité des faits qui lui sont reprochés. Notamment les plus graves, deux viols et une tentative de viol sur des ex-employées de son établissement. Le procès proprement dit aura lieu le 20 novembre.

20 sept. 2007, 12:00

Initialement, le prévenu, aujourd'hui sexagénaire, devait être jugé par le Tribunal correctionnel du Val-de-Ruz. Il a d'ailleurs comparu une première fois en février à Cernier. Durant plus de onze heures d'audience, il n'a cessé de nier les accusations de contraintes sexuelles lancées par la vingtaine de personnes entendues par le tribunal, plaignantes ou victimes présumées. Jusqu'à l'ultime coup de théâtre: d'une voix faible, presque éteinte, la dernière jeune femme appelée à la barre raconte le calvaire vécu ce jour de novembre 2003. Elle affirme avoir été violée par le prévenu, après avoir été contrainte par ce dernier à le suivre dans une chambre de l'hôtel. Elle avait 16 ans au moment des faits, elle était apprentie cuisinière...

Vu la gravité de cette révélation, le procès est alors interrompu et une seconde instruction est ouverte. Au terme de cette enquête complémentaire, la juge d'instruction et le Ministère public décident de renvoyer l'homme devant la Cour d'assises, et non plus devant le Tribunal de district. Il risque une peine supérieure à cinq ans.

Selon l'ordonnance de renvoi, le prévenu, qui est en détention préventive depuis juillet 2006, profitait de la détresse des jeunes femmes, souvent de nationalité étrangère, qu'il employait dans son établissement. Elles étaient en attente d'un permis, en situation personnelle ou financière précaire, loin de leurs proches. Elles parlaient peu ou mal le français. Il les convoquait dans son bureau, les menaçait ou faisait usage de la force pour obtenir d'elles des baisers, des caresses ou des attouchements de nature sexuelle, allant jusqu'à la fellation. Plusieurs étaient mineures au moment des faits, qui se sont déroulés entre 2000 et 2005.

A Cernier, malgré l'accumulation de témoignages concordants, le prévenu s'est contenté de nier, traitant ses accusatrices de «menteuses» et dénonçant ce qu'il estimait être un «complot». Une ligne de défense à laquelle il semble demeurer accroché. Dans la détermination écrite qu'il a remise au président Niels Sörensen, il conteste toujours les infractions qu'on lui reproche. Il conteste en particulier toute intention délictueuse. /SDX

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