L'homme à tête de chou a célébré l'anamour après avoir brûlé ses toiles

22 janv. 2010, 11:15

Un film envahit les écrans. Gainsbarre a son avatar. Un accident? Une mésaventure? Une réincarnation? A chacun de choisir son synonyme. Gainsbourg et les femmes? Le thème, depuis plusieurs jours, a été développé sur toutes les chaînes, sur tous les tons, sous toutes les coutures. L'homme à tête de chou a séduit, plu, aimé, plié, rompu. «La beauté des laids se voit sans délai.» Inévitable. «Je t'aime moi non plus.» Au début, après avoir creusé son trou, il a jazzé. «Black trombone. Monotone. Autochtone. De la nuit. Dieu pardonne. La mignonne. Qui fredonne. Dans mon lit.» Pessimiste, lucide, perplexe... «J'avoue. J'en ai bavé. Pas vous. Mon amour. Avant d'avoir eu vent de vous. Mon amour.» Célébré l'anamour. «Tu sais ces photos de l'Asie. Que j'ai prises à deux cents ASA. Maintenant que tu n'es pas là. Leurs couleurs vives ont pâli.» Bu, beaucoup bu. «Et quand les troquets ont éteint leurs néons. Qu'il ne reste plus un abreuvoir à l'horizon. Ainsi j'me laisse bercer par le calva. Et l' dieu des ivrognes guide mes pas.» Fustigé le nationalisme. «Aux armes etc.» Joué la provoc' avec la jeune Charlotte. «Inceste de citron. Lemon incest. Je t'aime t'aime. Je t'aime plus que tout.» Résumé du résumé d'une vie.

Ginzburg, Gainsbourg, Gainsbarre: des mots, des rythmes, des teintes. Celles-ci, le peintre ne les a pas montrées. Il a brûlé ses toiles. Le film? Pas de critique. Un constat. Sous forme de plagiat. «Je suis venu te dire que je n'irai pas.»