L'administration neuchâteloise reste au dernier rang des cantons romands

L'administration cantonale neuchâteloise pointe toujours au dernier rang des cantons romands en termes de compétitivité et de satisfaction, selon une étude présentée ce jeudi par l'institut MIS Trend. Emoluments trop chers montrés du doigt.

23 avr. 2015, 12:30
Neuchâtel est en queue de peloton depuis 2007 en tout cas.

Emolument trop coûteux, procédures compliquées et trop longues à l'aménagement du territoire, sentiment d'inutilité du Service de l'économie: tels sont quelques unes des critiques adressées par les entreprises neuchâteloises à l'encontre de leur administration cantonale. Ce qui place le canton une nouvelle fois au dernier rang des cantons romands, derrière le Jura et Genève. Une place qu'il occupe depuis près de 10 ans.

L'étude, réalisée sur mandat des chambres de commerces latines, est réalisée tous les deux ans. Elle passe en revue, outre une appréciation générale des services de l'administation, deux thématiques particulières. Cette année, l'inspection du travail et l'aménagement du territoire ont fait l'objet de questionnaires plus détaillés. Une cinquantaine d'entreprises neuchâteloises ont répondu au premier et une centaine au second.

Le Tessin en tête

Du côté de l'inspection au travail, Neuchâtel est parfaitement dans la moyenne, puisque le canton pointe au 3e rang dans un classement où le Tessin est en tête et le Jura dernier. Par contre, le service de l'aménagement du territoire est mal noté par les entreprises neuchâteloises: le canton est bon dernier là où le Tessin, encore une fois, obtient le premier rang.

Globalement et tous services confondus, Neuchâtel compte 34% d'insatisfaits, contre 9% au Tessin, 13% sur Vaud et Fribourg, 19% en Valais, 25% à Genève et 29% dans le Jura. 57% des Neuchâtelois et des Jurassiens sont mécontents du coût des émoluments.

Formalisme excessif

Directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie (CNCI), Florian Németi explique en partie ce mauvais résultat par les changements politiques incessants, ces dernières années, dans le canton de Neuchâtel, qui ont pu conduire les fonctionnaires "à se réfugier derrière les règlements, conduisant à un formalisme excessif qui énerve les chefs d'entreprises", note-t-il. Il espère que cette nouvelle étude permettra "de se mettre autour d'une table avec les chefs de service et les conseillers d'Etat concernés, pour que Neuchâtel cesse d'être dernier de classe."

Davantage d'informations dans "L'Express" et "L'Impartial" de demain vendredi.